|
|
| PONT SUR LE WOURI |
|
DE LA NECESSITE DE CONSTRUIRE UN DEUXIEME PONT SUR LE WOURI A DOUALA - CAMEROUN
|
DE LA NECESSITE DE CONSTRUIRE UN DEUXIEME PONT SUR LE WOURI La Genèse du Pont sur le WOURI construit en 1952.
Nous, ODHPC, Organisation des Droits de l´Homme et de la protection du Citoyen, vous présentons, l´histoire du pont du wouri construit de 1952 à 1954 par les entreprises Françaises Batignolles, CAPENON, de BERNARD et HERSENT. Inauguré le 15 Mai 1955 par PIERRE HENRI TERTGEN, Ministre de la France d´Outre-Mer. Le nom donné à ce pont c´est « PONT DIGUE LE PLUS LONG DU MONDE». DESCRIPTION DU PONT DU WOURI ET CAPACITE. Le pont avait près de 1000 m de longueur, aujourd´hui, il ne mesure que moins de 315 m avec les influences des sociétés et aussi, en raison de l´inertie des agents de l´Etat, qui leur donnent l´autorisation de s´installer, malgré tout le risque écologiquement démontré à court et à long terme.
|
|
FISSURATION DE TUYAU D’EAU
|
« NOUS NE SAURONS SOUTENIR LA THESE QUE C´EST SEUL LA FISSURE D´UNE CANALISATION DE CAMWATER SUR LE PONT DU WOURI QUI EST CAUSE D´INONDATION ».
Nous relevons 04 causes : L´ensablement, le vieillissement de structure du pont, les déchets industriels déversés dans le wouri et l´occupation de la digue; La ville de Douala (dans l´ouest du Cameroun) est située sur l´estuaire du Cameroun, commun à plusieurs fleuves débouchant dans le golfe de Guinée. Les pluies abondantes des mois de juillet et d´août provoquent souvent d´importantes inondations dans cette région.
|
|
LE RISQUE D´INONDATION
|
Les inondations constituent un risque majeur sur le territoire national, mais en raison de pressions économiques, sociales, foncières ou encore politiques, les cours d´eau ont souvent été aménagés, couverts, déviés, augmentant ainsi la vulnérabilité des hommes et des biens. Pour remédier à cette situation, la prévention reste l´outil essentiel, notamment à travers la maîtrise de l´urbanisation en zone inondable. L´Etat Camerounais doit revoir sa politique d´urbanisation dans des zones inondables comme la digue du wouri qui, de par son existence, ce lieu est trop convoité par certaines sociétés multinationales qui ont agressées le wouri et son milieu naturel à plus de 70 pour cent. Ce qui justifie cette Inondation et d´autres cas surviendront dès que possible en ce moment de mutation climatique. Bien sure qu´il y a eu fissuration d´un tuyau d´eau sous le pont. Mais aussi il faut reconnaître que plusieurs maux bénis sont sous le pont du wouri et à la digue qu´on a remblai pour les besoins économique sans tenir compte de risque d´inondation et de glissement de terrain, vu la situation géographique de la ville située dans une zone sismique. Le risque d´inondation est la conséquence de deux composantes : l´eau qui peut sortir de son lit habituel d´écoulement et l´homme qui s´installe dans l´espace alluvial pour y implanter toutes sortes de constructions, d´équipements et d´activités L´inondation est une submersion, rapide ou lente, d´une zone habituellement hors d´eau. Le risque d´inondation est la conséquence de deux composantes : l´eau qui peut sortir de son lit habituel d´écoulement et l´homme qui s´installe dans l´espace alluvial pour y implanter toutes sortes de constructions, d´équipements et d´activités.
|
|
QU´EST CE QUI AGGRAVE L´INONDATION AU CAMEROUN
|
En zone inondable, le développement urbain et économique constitue l´un des principaux facteurs aggravants, par augmentation de la vulnérabilité. De plus, les aménagements (activités, réseaux d´infrastructures) modifient les conditions d´écoulement (imperméabilisation et ruissellement), tout en diminuant les champs d´expansion des crues. Sur les cours d´eau les aménagements (ponts, enrochements) et le défaut chronique d´entretien de la part des riverains, aggravent l´aléa.
CAS DE L´INONDATION DU WOURI Lorsque le sol est saturé d´eau, il arrive que la nappe affleure et qu´une inondation spontanée se produise. Ce phénomène concerne particulièrement les terrains bas ou mal drainés et peut perdurer même comme on va résoudre le problème de fissuration de tuyau d´aujourd´hui qui s´est cassé à cause de l´instabilité du sol et du pont qui ne maîtrise plus la capacité de trafic dont la vibration permanente est un risque. Lorsque des précipitations intenses tombent sur tout un bassin versant, les eaux ruissellent et se concentrent rapidement dans le cours d´eau, d´où des crues brutales et violentes dans les torrents et les rivières torrentielles. Le lit du cours d´eau est en général rapidement colmaté par le dépôt de sédiments et des bois morts peuvent former des barrages, appelés embâcles. Lorsqu´ils viennent à céder, ils libèrent une énorme vague, qui peut être mortelle et peut basculer un pont « SUR LE WOURI ». Enfin, l´occupation des zones inondables par des bâtiments et matériaux sensibles à l´eau peut générer, en cas de crue, un transport et un dépôt de produits indésirables, susceptibles de former des embâcles. Leur rupture peut engendrer une inondation brutale des zones situées en aval. Au Cameroun, l´aménagement des zones inondables n´a pas toujours été réalisé avec la précaution qui s´imposait et avec le souci du développement durable. La moitié des catastrophes naturelles sont des inondations. Certaines résultent de phénomènes qui se renouvellent chaque année comme la mousson, d´autres sont le fait de circonstances particulières (cyclones, typhons, orages violents) ou de dérèglements climatiques. Une crue centennale est une crue théorique calculée à partir de l´analyse des crues passées et qui a une chance sur cent de se produire chaque année. On peut aussi dire que la crue centennale se produit en moyenne dix fois par millénaire. La mousson d´été ou la saison sèche à Douala est à l´origine des inondations. Créant une dépression qui attire l´air de la mer plus humide entre juillet et novembre. En altitude la vapeur d´eau se condense et crée des pluies durables et abondantes. Il y a un phénomène climatique à l´échelle mondiale. Il provoque une modification du mouvement des masses d´air et se traduit simultanément par des précipitations diluviennes en certains points du globe et par des sécheresses sévères ailleurs.
|
|
LES ENJEUX
|
La vulnérabilité de la population et des sociétés multinationales est provoquée par sa présence en zone inondable. Sa mise en danger survient surtout lorsque les délais d´alerte et d´évacuation sont trop courts ou inexistants ici à Douala, pour des crues rapides ou torrentielles. Dans toute zone urbanisée, le danger se traduit par le risque d´être emporté ou noyé, mais aussi par l´isolement sur des îlots coupés de tout accès l´exemple la ville de Douala et Bonabéri. L´interruption des communications peut avoir pour sa part de graves conséquences, en économie et lorsqu´elle empêche l´intervention des secours. Les dommages aux biens touchent essentiellement les biens mobiliers et immobiliers. On estime cependant que les dommages indirects (perte d´activité, chômage technique, etc.) sont souvent plus importants que les dommages directs. Enfin, les dégâts au milieu naturel sont dus à l´érosion et aux dépôts de matériaux, aux déplacements du lit ordinaire, etc. Un risque de pollution et d´accident technologique est à envisager, lorsque des zones industrielles sont situées en zone inondable comme Bonabéri que nous, ODHPC, depuis 2005 avons demandé au gouvernement de la république de délocaliser les sociétés industrielles qui constituent aujourd´hui une menace permanente pour toute la population de Douala en cas de catastrophe naturelle La fissuration de tuyau d´eau sur le pont n´est qu´un signal parmi plusieurs causes cachées qui peut surgir à tout moment « une catastrophe bénie ». La gestion du risque L´inondation est un risque prévisible dans son intensité, mais il est difficile de connaître le moment où il se manifestera. La prévention des risques et la protection des populations nécessitent que soient prises des mesures collectives et des mesures individuelles.
La Prévention
La maîtrise de l´urbanisation s´exprime au travers des plans de prévention des risques naturels prescrits et élaborés par l´État. L´objectif de cette procédure est le contrôle du développement en zone inondable jusqu´au niveau de la plus forte crue historique connue ou au moins de la crue centennale, et la préservation des champs d´expansion des crues Dans ces zones on peut prescrire ou recommander des dispositions constructives, telles que la mise en place de systèmes d´étanchéité sur les ouvertures (batardeaux) ou des dispositions concernant l´usage du sol, telles que l´amarrage des citernes ou le stockage des flottants. Le PPR interdit la construction dans les zones les plus exposées ou qui présentent un intérêt pour le laminage des crues. Il réglemente la construction dans les zones modérément inondables, en fixant par exemple une cote de plancher à respecter au-dessus du niveau de la crue de projet- (Cote de mise hors d´eau). La protection consiste en l´aménagement du cours d´eau ou du bassin versant en vue de contrôler le déroulement et les conséquences de la crue. Diverses mesures peuvent être prises pour contrôler les crues et leur développement. Les protections sont efficaces pour une certaine intensité du phénomène, appelée crue de projet. En cas de dépassement de cette crue, les protections peuvent être inefficaces, voire dangereuses en cas de rupture. C´est le cas par exemple des digues qui peuvent être submergées ou des barrages écroûteuses sur les grands fleuves, dont l´efficacité est relative en cas de crue majeure
L´information préventive : le droit à l´information générale sur les risques majeurs s´applique. Chaque citoyen doit prendre conscience de sa propre vulnérabilité face aux risques et pouvoir l´évaluer pour la minimiser. Pour cela il est primordial de se tenir informé sur la nature des risques qui nous menacent, ainsi que sur les consignes de comportement à adopter en cas d´événement.
Risque écologique : Illustration des défauts sur le pont du wouri avec plusieurs longitudinaux déchaussements et lacunes relativement étendus présentent un risque permanent.
|
|
SOLUTION DURABLE
|
-
Nous, ODHPC, pensons que seule la construction d´un nouveau pont pourrait être l´une des solutions durable et définitive. La ville étant située dans une zone sismique il y risque de catastrophe notamment des inondations, glissement de terrain ou l´érosion.
- Le Gouvernement de la république doit restituer le milieu naturel du fleuve en délocalisant les sociétés qui sont sur le lit d´eau du wouri cela pourrait réduire le risque de la catastrophe. Remettre la digue à l´état initiale en tenant compte de faire une étude d´impact environnementale.
- Pour éviter d´éventuelle catastrophe naturelle provoquée par l´ensablement des eaux du Wouri, il est plus que jamais nécessaire de procéder à son dessablage périodique. Enlever le sable qui s´y est accumulé par une drague sera écologiquement salutaire pour la survie non seulement du pont du Wouri mais également du Port autonome de Douala.
DOUALA 29 JUILLET 2010
LE PRESIDENT GENERAL. PRINCE NASSER RAOUL KEMAJOU. ECOLOGISTE. pdtnasser@odhpe.org , info@odhpe.org WWW.ODHPE.ORG
|
|
|