SOMMAIRE
A. LES RECOMMANDATIONS…
B. LES MESURES JURIDIQUES NECESSAIRES…
C. LES INSTITUTIONS…
I – INTRODUCTION…
I - LES PROBLEMES DES DECHETS…
A – LES DECHETS HOSPITALIERS…
B – LES DECHETS MENAGERS…
C – LES DECHETS PLASTIQUES…
D – LES DECHETS INDUSTRIELS…
II – LES PROBLEMES DE POLLUTION.
A – L’IMPORTATION RATIONNELLE DES MATERIELS D’OCCASIONS AU CAMEROUN,
UNE MENACE CONTRE L’ENVIRONNEMENT.
B – LES JARDINS MARAICHERS ET LES INDUSTRIES
DE LA ZONE PORTUAIRE, LE PERIL D’UNE COHABITATION…
C – LA POLLUTION DES MILIEUX AQUATIQUES…
1 - LA POLLUTION MARINE, UN PHENOMENE INQUIETANT AU CAMEROUN….
2 – LA POLLUTION DES COURS D’EAU ET DE LA LAGUNE…
III – LA DEFORESTATION, UNE MENACE SERIEUSE.
CONCLUSION…
a – LES RECOMMANDATIONS
a.1 – Les recommandations urgentes
- Mise sur pied d’une commission qui sera de contrôler et d’assister les sociétés ou organismes intervenant dans le domaine de ramassage d’ordures.
- Mise à la disposition de professionnels de santé et des associations de malades, d’équipements leur permettant de classer les déchets.
- Création d’un service qui se chargera d’éduquer et d’informer le personnel médical sur le caractère dangereux des déchets médicaux.
- Mise sur pied d’un comité chargé de contrôler les industries.
- Encourager effective de la loi portant code de l’environnement et celle portant statut de la zone franche et de magzi au Cameroun ;
- Adoption dans un délai raisonnable, d’un code de l’eau
a.2 – Les recommandations à court terme
- Instituer des programmes d’éducation au tri des déchets dans les ménages
- Créer des espaces adaptés de réception et de traitement des déchets
- Instituer des mesures visant à responsabiliser les ONG et les associations de gestion et de ramassage d’ordres.
a.1 – Les recommandations à long terme
- Révision de loi portant code de l’environnement afin de l’adapter aux nouvelles politiques du droit international de l’environnement
- Utilisation des instruments économiques dans les politiques de protection de l’environnement
- Plus de responsabilité et d’implication des communes dans la protection de l’environnement
b – LES MESURES JURIDIQUES A ADOPTER
- Lois instituant un traitement et une gestion rigoureuse des déchets hospitaliers
- Loi rendant obligatoire la souscription d’une police d’assurance au profit des agents de ramassage des déchets ménagers
- Application du décret N° 99/634/PM du 009 juin 1999 portant création d’une commission
nationale consultative pour l’environnement et le développement durable
- Un arrêté interdisant l’importation au Cameroun, des matériels d’occasion de plus de cinq ans au et allégeant l’acquisition de matériels neufs.
- Une loi interdisant le traitement de peaux de bovins par les pneus usés
- L’insertion dans le code de l’environnement du principe de pollution par priorité à la source, c’est à – dire au niveau des entreprises de fabrication
c – LES SERVICES ET INSTITUTIONS A CREER
- Un organisme de traitement de déchets au niveau de chaque commune
- Une usine de recyclage des déchets
- Un organisme de traitement des eaux usées et de boues des fosses sceptiques
- La transformation effective des agents qualifiés pour l’environnement
- Création de Commission Provinciales, Départemental, Communales, et des cellules de relais de protection de l’environnement dans chaque ville et village du Cameroun
I – INTRODUCTION :
Les relations de l’homme avec son environnement est un sujet d’intérêts capital qui concerne à coup sûr toutes les classes sociales de toutes races, de toutes nations ; toute conviction sociopolitique, philosophique ou religieuse.
C’est un sujet d’hier, aujourd’hui et de demain, qui transcende le temps et l’espace et S’impose à toutes les générations et à tous les peuples de la terre.
Seulement, le développement vertigineux de la science, de la technique et de l’économie ont poussé à niveau très l’interdépendance entre l’homme et son milieu, suscitant des interrogations sérieuses sur l’avenir de l’humanité.
En effet, que ce soit sur la terre ou dans d’espace, les pressions exercées par l’homme sur son milieu ont engendré des modifications notables aussi bien aux niveau national, régional que planétaire. Une telle pression met en péril les espèces et compromet le bien–être des individus, des sociétés et des autres êtres vivants.
Aussi, face à ces nouveaux défis, les scientifiques, les sociologues, les associations de la société civile, les politiciens, etc., ont-ils réagi en criant à la menace et réclamer des mesures de sauvegarde ?
En réponse à ces cris d’alarme, les gouvernements, appuyés par les opinions publiques nationales et internationale organisées en association de défense et de protection de l’environnement, ont entrepris des actions sans précédentes dans l’histoire des relations entre l’homme et son milieu afin de conjurer le mal où qu’il se trouve. Le monde a donc pris conscience de la réussite de mieux préserver l’équilibre écologique.
Au Cameroun, cette prise de conscience doit susciter une volonté politique orientée vers la préservation de l’environnement national. Celle-ci apparaît d’abord à travers les différents traités ratifiés ou signés par le Cameroun. Elle apparaît également dans la constitution de la République, qui est encouragée par Son Excellence, Paul BIYA Président de la République qui a fait de la protection de l’environnement un principe constitutionnel.
D’ailleurs il est dit que « toute personne a droit à un environnement sain » et que par conséquent « l’Etat veille à la protection de l’environnement », en vue d’assurer aux citoyens un environnement sain. De son côté, l’article qui détermine le domaine de la loi dispose que celle-ci fixe entre autres « les règles concernant la protection, la promotion de l’environnement et de la conservation des ressources naturelles ».
C’est sur ces fondements constitutionnels que s’édifie progressivement l’ordre juridique applicable à l’environnement au Cameroun, dont la loi n° 98/017 du 24 DEC autorisant le Président de la République à ratifier la convention de 19990 sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de la pollution des hydrocarbures et déchets ;
Seulement cette volonté politique clairement affichée, tarde à entrer dans les faits. Tant il est vrai la pollution de l’air, des rivières, de la mer, les substances dangereuses, la rapidité de la déforestation sont autant de sujet d’inquiétude grandissante et face auxquels l’Etat semble être impuissant.
C’est aux vues de ces problèmes que nous, Organisation des Droits de l’Homme et de la Protection du Citoyen ODHPC, proposons de rédiger une charte de l’environnement qui permettra non seulement de préserver l’environnement mais aussi de protéger les consommateurs camerounais, d’édifier les organisations non gouvernementale de protection de l’environnement, et susciter la conscience individuelle ou collective en vue de sa protection.
I – LE PROBLEME DES DECHETS
Les déchets dont la mauvaise gestion suscite des inquiétudes au sein de notre organisation, sont de quatre types. On distingue notamment : Les déchets médicaux ou hospitaliers, les déchets ménagers, les déchets industriels et les déchets plastiques plus précisément les sachets et les bouteilles plastiques.
A- LES DECHETS HOSPITALIERS
Ils représentent aujourd’hui un danger potentiel. Mais tous ne sont pas dangereux. En effet, on estime que seuls 20 % des déchets hospitaliers sont susceptibles de provoquer des dangers graves. Les déchets hospitaliers comprennent des déchets recyclables, des déchets classiques et les déchets potentiellement dangereux. En ce qui concerne les déchets potentiellement dangereux ou déchets à risque, notons qu’il est difficile d’y trouver une définition acceptée par tous.
D’ailleurs plusieurs spécialités s’accordent même à dire que dans un hôpital tous les déchets peuvent représenter un risque potentiel. Mais le groupe s’est tout de même accordé sur une définition stricte. Sont considérés comme des déchets à risques, les déchets représentant les risques suivants :
- Risque de contamination (pansements souillés, résidus des soins et objets provenant des chambres d’isolement),
- Risque visuels et psychologiques (déchets susceptibles de véhiculer une connotation de contamination à l’extérieur du centre hospitalier tels que les déchets tachés),
- Risque mécanique (coupant, tranchant aiguilles etc…), les déchets classiques, regroupant les déchets assimilables aux ordures ménagers, encore appelés communément « déchets hôtelier », comprennent les emballages, les fleurs des patients, les déchets alimentaires et autres. Enfin, les déchets recyclables comprennent tous les récipients non souillés de sang.
Tous ces déchets sont produits en permanence par les différents centres hospitaliers, les laboratoires et les professionnels indépendants du Cameroun ou d’ailleurs. A ceux-ci s’ajoutent les personnes auto médicalisées, comme les diabétiques ou les personnes atteintes du VIH.
Seulement, une grande partie de ces déchets se trouvent quotidiennement aux dépotoirs car les gens n’ont pas d’autres solutions. Tant il est vrai, le pays ne dispose ni d’un système de collecte ni de traitement de cette catégorie particulière de déchets.
Le phénomène est beaucoup plus prononcé chez les particuliers. Ceux-ci envoient leurs déchets de soins dans la poubelle de la cuisine, au milieu des autres déchets et à la portée de tous. Or ces déchets engendrent des conséquences graves, aussi bien vis-à-vis de l’homme que de l’environnement.
Il suffit de se rappeler l’histoire d’un Médecin en France, contaminé par le virus du sida après d’être piqué avec un seringue infectée, contenu dans un sac poubelle ordinaire qui se trouvait dans la benne de la résidence où exerçait ce médecin, pour mesurer la dangerosité de ce pays de déchets. Ces genres d’accidents malheureusement peuvent se produire dans des grandes villes comme Douala, Yaoundé tant les seringues et aiguilles usagées pullulent sur les dépotoirs.
On peut aussi penser aux dangers que courent nos jeunes filles et coiffeuses qui utilisent les seringues usagers pour fabriquer des bigoudis.
En plus de ce risque maximum, il a des dangers pour l’environnement notamment la nappe phréatique. Face à tous ces problèmes, nous pensons qu’un certains nombre d’actions doivent être menées afin de conjurer le mal d’abord, il revient à l’Etat notamment à la mairie de mettre à la disposition des professionnels de santé et des associations de malades, des équipements leur permettant de déposer les déchets, préalablement enfermés dans des conteneurs rigides, dans des sacs désinfectés qui se ferment au fur et à mesures. Mais avant toute chose, il est très important d’attribuer des poubelles de couleur déterminée à chaque catégorie de déchets.
Après la collecte, les déchets en verre, non tâchés de sang doivent être recyclés. Les déchets à risque, quant à eux, doivent envoyés dans un centre d’incinération spécialisé et agréé.
Les déchets hôteliers rejoindraient les filières classiques, soit d’incinération, soit de recyclage. Ensuite, il faut procéder à la diffusion de l’information auprès du personnel hospitalier.
Un dépliant proposé à l’ensemble du personnel, des affiches diffusées dans tous les hôpitaux et centre de santé et un montage audiovisuel du programme doit être complétés par un catalogue de référence avec les listes détaillées des différents déchets par couleur de sac et processus d’évacuation.
Enfin,, des mesures juridiques doivent obliger tous ceux qui produisent ces déchets à changer radicalement de comportement. En effet, le décret ou la loi doit obliger le personnel de santé à gérer leurs déchets de soins.
Cette mesure doit fixer les obligations de tous les établissements et personnels de santé. Ainsi toute personne qui produit des déchets d’activités de soins à risque infectieux et assimilé sera tenue de les éliminer. Mais un traitement spécial doit être accordé aux personnes auto médicalisées. Elles seront assujetties au tri sélectif, mais la municipalité devra se changer de la collecte et du traitement de leurs déchets.
Ajoutons en plus que l’Etat doit construire des centres d’incinération et de recyclage adéquat et souscrire à une police d’assurance au profil des agents de ramassage des déchets.
B – LES DECHETS MENAGERS :
Ils causent des stress au population que la municipalité de Douala s’est partiellement désengagée de leur collecte. En conséquence des dépotoirs sont créés à chaque coin de rue et même dans les marchés.
Curieusement, il n’est pas rare de voir à côté de ces immondices des marchands de mets, d’aliments et même des produits maraîchers.
Par ailleurs, pour relayer l’action de l’Etat, des efforts considérables ont été déployés au niveau des quartiers de la ville de Douala et dans d’autres villes.
Les associations, des ONG et des entreprises équipées pour les plus modestes de brouettes et de pousse-pousse, et pour les plus cotées des camions assurent la collecte de ces déchets. Seulement ces engins n’étant pas adaptés au ramassage des déchets, causent d’autres problèmes de pollution et de nuisance. En effet, ces camions circulent dans les quartiers de Douala, Limbé, Yaoundé, empruntent les grandes artères pour l’enlèvement des ordures entreposées par les ménages devant les maisons. Avant cette fameuse opération de ramassage, les rues et les routes sont relativement propres, mais après le passage, les rues et les chaussées sont jonchées d’ordures ménagères.
Le fait est qu’au cours de la collecte, les agents chargés de déverser les ordures, dans bennes du camion, le font avec peu d’attention et d’adresse. Ce faisant, ils déversent une partie des ordures sur le lieu de ramassage.
Ensuite, au cours du trajet, les ordures enlevées et entassées dans le camion ne sont pas couvertes. Sous l’action du vent, les sachets plastiques, les débris de feuilles, les boîtes de conserve vides, et d’autres déchets légers sont emportés par le vent, salissant la chaussée et polluant l’air ambiant.
Enfin ces camions gros consommateurs de gasoil, dégagent dans l’atmosphère du monoxyde de carbone accentuant ainsi la pollution et incommodent les usagers de la route.
En dehors de ces déchets, la gestion d’une autre catégorie de déchets provenant des ménages suscite également des inquiétudes au sein de l’ODHPC, il s’agit des contenus des fosses sceptiques. En effet, du fait de l’inexistence de procédés de traitement, ces déchets sont tout simplement déversés dans les champs de maïs, de manioc et d’autres produits. Parfois ce sont les propriétaires de champs qui sollicitent eux-mêmes ces genres de déversement qui disaient-on contribue à la fertilisation des sols.
Ces phénomènes ainsi décrits ont des conséquences directes aussi bien sur l’environnement que sur la santé de l’homme. D’abor, les sachets plastiques, les détritus et la poussière chargée de particules nuisibles soulevées par le vent jonchent les chaussées, indisposent les motocyclistes et autres usagers. Cela peut constituer une cause d’accident surtout pour les engins à deux roues.
En outre, ces particules en suspension peuvent se déposer sur les denrées alimentaires exposées aux abords des chaussées et qui sont rarement protégées. Ceci pourrait être la source de maladies pour les consommateurs.
Le monoxyde de carbone provenant des pots d’échappement de ces camions contribue à la pollution atmosphérique avec ses effets connus sur le réchauffement de la planète. Le déversement des excrétasse dans les champs comporte lui aussi des conséquences graves sur les populations qui viendraient à consommer les produits de ces champs. Il peut s’agir de toute maladie diarrhéique ou de toute forme de contamination. Il peut aussi s’agir d’une menace directe de choléra ou d’autres maladies graves.
En plus de celle-ci, la menace d’une contamination de la grippe phréatique est aussi imminente. Or, la plupart des habitants de Douala utilisent pour leurs différents besoins, l’eau de puit. C’est d’ailleurs cette contamination qui est à la base de la fréquence des maladies diarrhéique surtout le choléra qui chaque année fait plusieurs victimes dans les quartiers de Douala où la nappe phréatique se trouve en moyenne à moins de quatre mètres de profondeur.
L’ODHPC fidèle à nos objectifs de protection aussi bien de l’environnement, de l’homme et des consommateurs pensons que des actions urgentes doivent être posées.
D’abord, il importe surtout aux autorités chargées de la collecte et du ramassage des déchets ménagers de prendre des mesures pour éviter la pollution dans leur noble mission de salubrité.
Mais l’idéal serait de se procurer des camions spécialisés et adaptés aux ramassages des ordures ménagers.
En ce qui concerne les agents de ramassage et de chargement, nous, Organisation de Droits de l’Homme et de la Protection du Citoyen (ODHPC), pensons qu’ils doivent prendre tout leur temps et les soins nécessaires pour ne pas laisser une bonne partie des ordures sur les trottoirs.
Ensuite, en la matière, les services compétents doivent assister et contrôler les associations et les ONG qui interviennent dans le ramassage des ordures ménagères. Ce contrôle de l’Etat, se fera à tous les niveaux notamment : Collecte, le transport et le stockage. Dans ce dernier cas, les services compétents doivent intervenir dans le choix des lieux de stockage et aider à la mise des structures adéquates.
Enfin, un arrêté pourra interdire la prolifération des dépotoirs et le déversement des excrétas dans les champs ou outres endroit sans autorisation. Bien entendu il revient à l’Etat des structures de traitement de ces déchets.
SEULE LA VULGARISATION DE LA LOI CADRE N° 96/12 DU 05 AOUT 1996 ET DES MULTIPLICATIONS DES SEMINAIRES POURRONT EDUQUER LE CITOYEN CAMEROUNAIS QUI, SELON NOS ENQUETES EST IGNORANT DE SON DEVOIR ET DE SON DROIT
C- LES SACHETS PLASTIQUES DONT LA DUREE DE VIE EST DEUX MILLIONS D’ANNEES.
En ce qui concerne les sachets plastiques, notons que le consommateur camerounais doit changer radicalement ses habitudes de consommation des emballages plastiques. Ce changement peut se manifesté par la façon de l’utilisation des sachets plastiques au détriment des papiers.
Depuis quelques années, la production industrielle des sachets plastiques à moindre coût à entraîner une consommation exagérée de ces produits.
En effet, ces sachets qui pouvaient être utilisés à plusieurs reprises, sont devenus « à usage unique » à cause de leur coût et sont après usage jetés dans la nature. Dans l’intervalle de 5 ans c’est-à-dire de 1995 à 1999, la production des déchets plastiques s’est ainsi multipliée par plus de vingt au Cameroun.
Pour mesurer l’ampleur du phénomène, procédons à un calcul tout simple. Supposons que chaque habitant de Douala utilise en moyenne 3 sachets par jour. Supposons également que Douala compte aujourd’hui 3.500.000 habitants.
1. À la fin mois, plus de 30.000.000 de sachets plastiques seront rejetés dans la nature. Et en une année, ce seront 360.000.000 de sachets plastiques. Ceci est quand même considérable.
2. Ces déchets plastiques qui sont biodégradables jouent sur la santé des consommateurs et sur l’environnement
D’une part, la plupart des sachets ne correspondant pas aux normes internationales de fabrication : fabriqués à base du pétrole et des composants chimiques, ces sachets plastiques en contact avec les aliments chauds, peuvent, sous l’action de réaction chimiques, libérer certaines substances chimiques dans les aliments. Ceci peut causer à long terme des cancers et d’autres formes d’intoxications. C’est également le risque que courent les ménages qui utilisent ces sachets pour faire du feu ou couvrir après cuisson certains aliments ou nourritures comme le riz.
Ils constituent aussi pour les usagers de la route un grand danger car sous l’action du vent, ils peuvent cacher la vue des motocyclistes, rentrer dans les rayons des engins à deux roues et causer des accidents. Ils constituent également une source majeure de pollution car leur combustion libère du monoxyde de carbone, du dioxyde de carbone et d’autre substance nuisibles.
Aussi, une expérience réalisée ailleurs a permis de conclure que les animaux qui avalent ces sachets lorsqu’ils broutent l’herbe maigrissent considérablement. Alors que ceux qui n’en consomment pas suivent une croissance normale.
Les sachets plastiques sont ainsi dire de véritable poisons. C’est pourquoi l’ODHPC conforme à son idéal de promotion de la qualité de la vie de la protection des consommateurs, interpelle la conscience des consommateurs sur les dangers auxquels ils s’exposent par la consommation incontrôlée de ces produits. Pour y remédier, nous pensons qu’une rationalisation de la consommation des sachets plastiques et leur collecte s’avèrent donc nécessaire pour assainir l’environnement. En effet, au lieu d’utiliser quotidiennement des dizaines de sachets plastiques de 5 francs et de 10 francs CFA à usage unique pour l’emballage des denrées alimentaires, il serait préférable de faire un retour à l’usage d’emballages papiers, ou bien de se servir des sachets plastiques plus durables et des paniers artisanaux.
Ces déchets plastiques peuvent également être collectés et recyclés. Le Gouvernement doit encourager le ramassage et la collecte des sachets plastiques éparpillés dans la nature. Bien sûr il faudra une volonté collective bien éduquée et organisée pour le ramassage et la collecte de sachets plastiques pour fabriquer des cordes, des sacs à main, de chapeaux, des poupées, des objets d’art, des pots de fleurs.
L’Etat de son côté doit disposer le long des trottoirs des poubelles et éduquer la population sur la nécessité de déposer ces sachets dans lesdites poubelles.
D – LES DECHETS INDUSTRIELS
En ce qui concerne les déchets industriels, il faut relever que leur gestion est assez mystérieuse. En effet, ni l’Etat ni les industriels ne disposent de technologies de traitement de ces déchets. Et pourtant les industries en produisent chaque jour dans des fûts disposés dans les, respectivement déversent leurs déchets dans la mer.
Toutes ces pratiques ont court alors que tous ces systèmes aquatiques regorgent des ressources halieutiques dont se nourrissent les populations. Les effet, produisent annuellement de sucre d’alcool médical. Au départ, l’usine déversait ses déchets directement sans un petit affluent de l’Anié que rejoint le fleuve du Wouri.
Plus tard une quantité impressionnante de poissons et d’hippopotames seraient mort. Ces animaux auraient été consommés par des populations.
Mais jusqu’alors l’on ne sait exactement pas les effets que la consommation de ces aliments provoqué chez ces populations. Des études n’ayant jamais été faites.
L’autre cas qui mérite aussi d’être cité, est celui engendré par les poussières qui sortent de l’usine de la cimenterie et qui se déposent sur les aliments et dans des maisons environnantes. La conséquence immédiate est que la plupart des enfants de la localité ont des maladies graves tel que système Gastro intestinal, vomissement, diarrhées, système rénal, systèmes pulmonaire, cancer et maux des yeux etc…
Pour remédier à ce mal, l’Etat doit exiger des industriels une élimination écologiquement durable de leur déchets quel qu’ils soient. Il doit en plus contrôler et suivre les différentes étapes d’élimination de ces déchets. A cet effet, l’Etat doit rendre plus contraignantes les dispositions contenues dans le code de l’enlèvement et dans la loi portant statut de la zone franche industrielle qui ont trait aux déchets produits sur le territoire Camerounais.
II – LE PROBLEME DE LA POLLUTION
Il s’agit de la pollution sous toutes ses formes et de leurs répercussions sur certaines activités notamment les jardins maraîchers.
A – L’IMPORTATION IRRATIONNELLE DES METERIELS D’OCCASION AU CAMEROUN, UNE MENACE POUR L’ENVIRONNMENT
Depuis quelques année, le pays fait face à l’importation accrue de télévisions, de machines à laver, de réfrigérateurs et de vieux véhicules qui sont pour la plupart du temps, interdits de leurs lieux de provenance car ne répondant plus à certaines conditions. Ils doivent être tout simplement retirés du marché et abandonné. C’est le cas par exemple des appareils qui peuvent dégager le CFC et d’autre, surtout les véhicules, qui n’utilisent pas le pot catalytique.
Le phénomène est d’autant plus inquiétant que plus de 70 % des véhicules importés au Cameroun sont tout d’occasion. Cette situation ne fait que perdurer car les besoins en véhicules d’occasion augmentent d’année en année, alors que l’effectivité des contrôles avant l’autorisation des importations prends du recul en méconnaissance du décret, réglementant l’importation et la distribution des véhicules d’occasion, des pneumatiques et pièces de rechange usagées. Or ce phénomène n’est pas sans effets nocifs sur l’environnement. en effet, l’importance incontrôlée de matériels et engins d’occasion constitue une véritable source de pollution atmosphérique et cause un autre problème, celui de la gestion des cuves carcasses de véhicules.
En ce qui concerne la pollution, il faut noter que les matériels électroménagers libèrent dans l’atmosphère les gaz à effet de serre tel que le méthane, le monoxyde de carbone et d’autres substances polluantes. Les véhicules qui eux possèdent encore le pot d’échappement interdit dans leurs lieux de provenance dégagent d’énormes quantités de CO2, de la fumée, des particules de plom et du carburant non brûlé dans l’air. En plus de cela, il faut préciser que la gestion de la carcasse cause des problèmes aigus.
B – LES JARDINS MARAICHERS ET LES INDUSTRIES DES ZONES
PORTUAIRES TELSQUE : LIMBE, DOUALA, KIBI ET TIKO
Cette culture alimente les marchés, les supermarchés, les restaurants et la population. Ainsi les laitiers, les tomates, les oignons, les choux que nous consommons quotidiennement proviennent en partie de cette culture.
Seulement les conditions et la zone dans lesquelles ces légumes sont produits pourraient constituer un danger sérieux pour la santé des consommateurs. En effet, dans la zone portuaire, où se pratique la culture maraîchère, se localisent divers types d’industries polluantes. Parmi elle on peut citer la cimenterie, la raffinerie, l’abattoir et l’industrie des oléagineuxs du Cameroun. Mais par quel mécanisme ces industries produisent des effets nocifs sur les cultures ?
D’abord, la cimenterie a été toujours connue émettrice de poussière donnant souvent un aspect atypique à l’environnement. au cours des différentes phases de protection, c’est-à-dire du concassage jusqu’au brouillage du ciment , il se dégage des poussières contenant des particules fines de la pierre de calcaire mélangées à la marne ainsi que des émissions d’oxyde de souffre. Logiquement sous l’effet du vent, ces particules en suspension vont se déposer sur les végétaux et pourraient les pénétrer.
Ensuite les installations de raffinage destinées aux divers traitements chimiques de désulfuration par la soude et les acides, il se produit des boues et des effluents liquides riches en composés sulfurées qui par infiltration dans le sol peuvent contaminer les végétaux et à long terme la nappe phréatique.
Enfin, les conséquences de l’abattoir sont indirectes car la plupart du temps les peaux de bœufs sont brûlés avec les pneus usés. Ceci entraîne une pollution atmosphérique avec l’émission du monoxyde de carbone. Les fumées noires en suspension dans la zone portuaire peuvent se déposer sur les légumes et les contaminer.
Face à cette situation, l’ODHPC demande à l’Etat de prendre des mesures appropriées.
D’abord, les maraîchers de la zone industrielle doivent être sensibilisés sur les dangers que représente la proximité de ces industries pour la qualité de leur produit et leur santé. Prendre des dispositions de la délocalisation des usines et créer une ZIAP et prévoir des mesures d’accompagnes.
Ils doivent être encouragés à délocaliser leurs installations maraîchères par l’octroi des parcelles situées à une distance raisonnable de la zone portuaire et d’habitats. Par ailleurs, par souci de protéger l’environnement, certaines pratiques notamment le traitement de la peau des bovins avec les pneus doivent être interdites.
Quand à la cimenterie, les responsables doivent combattre la pollution de l’air par les émissions poussiéreuses. Mais à défaut pour l’heure il s’avère impératif de planter des arbres à croissance rapide autour de la cimenterie qui constitueront des rideaux pour la poussière.
A long terme, l’Etat devra prévoit la délocalisation de ces industries et les réinstaller un peu plus loin de la ville. Certes, cela ne résout pas le problème de pollution mais contribuera tout de même à éviter la contamination de l’homme aussi bien des cultures que des produits de l’abattoir.
Enfin, les responsables d’industries doivent être sensibilisés et obligés à travers des mesures législatives et règlementaires, adopter des comportements écologiquement rationnels en réduisant la pollution à un seuil acceptable pour l’environnement.
C – LA POLLUTION DES MILIEUX AQUATIQUES
Il s’agit de la pollution de la mer, des cours d’eau et de la lagune.
- La pollution marine, un phénomène inquiétant au Cameroun parmi les différentes causes de cette pollution, deux nous paraissent dignes d’intérêt. Il s’agit :
- Du déversement en mer d’effluents provenant des agglomérations urbaines côtières et des rejets provenant des activités industrielles.
D’abord, il faut préciser que les problèmes d’effluents domestiques sont mal maîtrisés par la municipalité. En effet, aucun traitement d’effluents domestiques n’est réalisé. Par ailleurs, le réseau d’évacuation existant est à l’état embryonnaire et ne concerne qu’une petite partie de la ville de Douala.
Selon des études réalisées dans ce domaine, sur les 3.500.000 habitants, voir d’égout. Ce dernier communique directement avec la mer par l’es débouchés d’égout, où ils déversent les eaux usées et d’effluents domestiques collectifs à travers la ville. Ces effluents comprennent pour une grande part des eaux des ménagères, de toilettes et de lessive contenant les graisses, savons, détergents et déchets divers, les eaux vannes provenant des lieux d’aisance contenant des matières fécales et les urines, les eaux de ruissellement et de voirie.
A cette liste s’ajoutent les déchets hospitaliers et autres déchets issus des hôpitaux, des eaux usées de laboratoires d’analyses médicales, des produits pharmaceutiques périmés, des piles usée, des eaux de lavage des batteries électriques, l’huile de vidange des automobiles, etc… Tout ceci correspond à un volume de 3.321.000 m3 de déchets par an principalement dans la mer, et des fleuves.
Par ailleurs, la valeur très élevée des paramètres globaux de pollution à savoir la DB05, la DCO et la MSS qui sont respectivement de 1.000 tonne, 1.200 tonne d’oxygène et 800 tonnes de déchets par an, indique que ces effluents constituent une source importante de pollution du milieu marin.
En plus, des déchets issus des ménages et autres qui finissent dans la mer, il faut citer ceux provenant des activités industrielles.
En effet, bien que n’étant pas encore très développée, l’industrie constitue au Cameroun une source importante de pollution. Figure au nombre des industries Camerounaises très polluantes, les industries agro-alimentaires, les industries oléagineuses, les abattoirs, les brasseries, la cimenterie, les industries du secteur de l’extraction et du traitement du phosphate et du marbre.
En particulier, l’usine de cimenterie qui produit plus de 2000.000 de tonnes de ciment par an et porte gravement atteinte aux produits marins dominants.
Ce phénomène est d’autant plus inquiétant que les populations consomment directement les produits de la pêche sans l’intervention d’un service de contrôle compétent. En plus de cela, les nageurs et les amoureux de sport nautique courent le risque de contamination.
C’est pourquoi l’ODHPC demande à l’Etat de mettre en place des structures qui pourront permettre de traiter des eaux usées des ménages.
En outre, l’Etat doit amener les industries à adopter des pratiques écologiques rationnelles.
2 – LA POLLUTION DU WOURI ET D’EAU DE FORAGE, DE LA LAGUNE DE DOUALA
Qui alimente l’ensemble des systèmes lagunaires. Mais ce système est aussi victime de la pollution sous différentes formes.
En effet, les agents polluants agricoles où industriels déversés dans les champs sont charriés par les eaux de ruissellement vers ces rivières.
En ce qui concerne les industries, il faut noter que toutes les unités de fabrication, de transformation et autres, sont dépourvues de systèmes de traitement d’eau usées et de déchets. Aussi, se servent-elles des cours d’eau comme lieux de décharge. C’est le cas pour les unités industrielles suivantes :
- l’usine des brasseries qui déverse les eaux résiduaires polluées par les apprêts, colorants et acides sans épuration.
- Les Brasseries rejettent chaque jour 2000.000 m3 d’eau usées et sans épuration préalable dans le Wouri, déversement des graisses les déchets de malt anarchiquement dans les villes du Cameroun.
La lagune de Douala est victime de la pollution. En effet, la plupart des maisons situées le long de cette lagune, sont branchées sur elle. Il en va de même coup de la plupart des maisons de Douala. Tous ceux-là envoient dans la lagune toutes sortes d’eau usées et parfois même, des matières fécales.
En conséquence, la lagune de Douala est gravement polluée. Actuellement, elle est envahie par les jacinthes d’eau et les laitues d’eau, car il est clair que ces plantes ne se développent que dans des milieux aquatiques pollués.
L’ODHPC estime que l’Etat intervenir énergiquement pour préserver nos cours d’eau et lagunes du phénomène de pollution.
Il s’agira alors d’assainir toutes les villes et villages du pays. Cet assainissement doit comprendre un réseau de canalisation récupérant les eaux usées,k ce qui éviterait les rejets dans les lagunes.
En ce qui concerne les cours d’eau, l’ODHPC insiste toujours sur la pollution chez les industriels de pratiques écologiquement rationnels.
III – LA DEFORESTATION, UNE MENACE SERIEUSE
C’est un autre problème environnemental dont souffre énormément le pays. Il est provoqué par la coupure exagérée des arbres soit en vue d’avoir un espace cultivable, soit en vue d’avoir du bois de chauffage. Ces pratiques font peser une menace sérieuse sur les forêts du pays. Les forêts ont d’ailleurs commencé à disparaître dangereusement. Le phénomène est beaucoup plus accentué dans le Littoral, le Centre, le Sud et l’Est ; La plupart des forêts, mêmes dites « sacrées », sont menacées. L’Etat doit intervenir à nouveau avant qu’il ne soit trop tard. Car les conséquences en sont considérables. On peut citer notamment le réchauffement de la planète, les changements climatiques avec la rareté des pluies.
CONCLUSION
Somme toute, la protection de l’environnement est inséparable du commerce, du développement, de l’énergie, de l’agriculture, des transports et de la planification économique, de la protection du consommateur.
Il faut donc en tenir compte dans toute prise de décision. Ainsi, chaque fois qu’elles seront amenées à prendre des décisions, l’ODHPC invite les autorités à tenir compte des aspects environnementaux, ce qui semble s’ignorer dans notre pays. Environnement et politiques économiques sont interdépendants et se valorisent mutuellement.
Il est temps que l’Etat Camerounais se dote des moyens et structures adéquates pour assurer aux consommateurs un environnement sain, un droit fondamental. Notre environnement est menacé dans tous ses aspects et toutes ses composantes.
Pour un développement durable, l’Etat doit concilier la croissance économique à la protection de l’environnement. Les investissements liés à la protection de l’environnement devraient également permettre la croissance économique. L’Etat doit accomplir cette tâche avec le plus de détermination possible. Il en va de survie de la nation. /-
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