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IMPACT DES PEINTURES SUR LA SANTE
DE LA NECESSITE DE CONSTRUIRE UN DEUXIEME PONT SUR LE WOURI A DOUALA - CAMEROUN
Lettre au Premier Ministre pour dénoncer la violation des droits de l'homme dans le Wouri
Communiqué de Presse
Information
Violation des Droits de l'Homme au Minsante

Monsieur le Ministre,

 

Considérant la promesse gouvernementale « Santé pour tous en l’an 2000 », non tenue, après sept ans, nous constatons que des milliers des Camerounais en raison du faible pouvoir d’achat, ne peuvent accéder aux soins de santé décents .

 

C’est pourquoi, en appui aux actions actuelles du Chef de l’Etat visant  à assainir la vie économique et pour que les couches les plus démunies puissent bénéficier d’une couverture sanitaire en matière de médicament,

 

Nous, Organisation Non Gouvernementale, (O.N.G) vous faisons part de notre analyse sur ce problème crucial et entendons par là dénoncer et condamner le blocage du médicament générique par les multinationales avec la complicité de certains hauts fonctionnaires corrompus du Ministère de la Santé Publique. Direction des Pharmacie et du Médicament.

 

Monsieur le Ministre,

 

On ne saurait aujourd’hui se résigner plus longtemps à ce que les droits du marché l’emportent sur les droits de l’homme, à ce que la justice ne soit que la servante de l’ordre économique établi.

 

La remise en question des fondements de cet ordre passe par l’identification des ressorts criminels des multinationales qui constituent un blocage au médicament générique pour lequel depuis la dévaluation du FCFA en 1994, il n’y a pas de formule de calcul des prix existant au Cameroun alors que les structures administratives dans le secteur pharmaceutique devrait prendre des mesures pour promouvoir les génériques par :

 

L’Organisation des  séminaires d’information du personnel ;

L’Encouragement des entreprises du secteur par des mesures incitatives ;

La mise en place d’un système d’urgence pour homologation des produits génériques.

 

L’organisme qui a été crée par l’Etat pour assurer l’approvisionnement et le suivi des structures relevant de son porte feuille n’arrive pas à être mieux géré dans l’intérêt bien compris des populations particulièrement démunies.

 

Toutefois, en raison de la manipulation des hauts fonctionnaires du Ministère de la Santé Publique en particulier à la direction et Sous Direction des Pharmacies et des Médicaments où des fortes commissions avoisinant des dizaines de millions sont versées annuellement par des sociétés multinationales qui fabriquent des spécialités,

 

Personne ne veut prendre conscience que l’Etat n’est pas commerçant et que la structure provisoire qu’il a crée devrait être considéré comme accompagnement et ensuite on devrait développer fortement le générique par des opérateurs privés afin de s’assurer de la disponibilité sur l’ensemble du territoire.

 

L’introduction du recouvrement des coûts dans les formations sanitaires a déplacé le marché dans l’informel. Voici un exemple : la structure d’Etat a triplé son chiffre d’affaire depuis sa création et par contre les lits dans les hôpitaux n’ont pas augmenté de même la population n’a pas doublé. Comment expliquer cette augmentation vertigineuse ?

 

Cette introduction du recouvrement des coûts a aussi permis d’instaurer un trafic de médicament avec pour corollaire la multiplication des centres de Santé, des GIC Santé avec les conséquences que l’on connaît.

 

L’introduction du recouvrement du coût a permis de Booster le secteur informel de manière vertigineuse.

 

Il faut toutefois préciser que dans aucun pays au monde avec une disponibilité et une accessibilité correcte, l’Etat ne vend pas des médicaments.

 

La création d’une complémentarité réelle et effective entre le secteur privé et public (Etat) doit être un des points focaux dans l’accessibilité et la disponibilité des médicaments de bonnes qualités sur l’ensemble du territoire.

Le recouvrement des coûts est suite à la fameuse initiative de Bamako (IB) où tous les Ministres de la santé des pays francophones ont assisté.

 

Cette IB a détourné tout gouvernement du problème réel dans la distribution des médicaments et a permis de pérenniser le système de distribution actuel où les multinationales se sucrent sans limite donc l’I.B est un prolongement des « comptoirs coloniaux ».seule L’Afrique francophone accepte ce jeux  que nous qualifions de crime contre l’humanité  qui ne dit pas son nom :

 

Le système d’achat et de distribution des médicaments génériques réduisent de manière significative les coûts de médicament sont plus adaptés à l’Afrique car on a plus d’opportunités dans les négociations.

 

98% des produits vendus en Afrique CFA sont « génériquement réalisables ». 90% des puissants génériques sont indiens ; donc la tendance est de bloquer l’Afrique CFA de se tourner naturellement vers les génériques indiens qui peuvent entraîner une réduction des coûts de 60 ou 70% dans certains cas.

 

En ce moment on traitera un paludisme à 1000 F CFA ! En mettant en place les médicaments génériques. Tout le monde est gagnant c’est-à-dire l’Etat d’abord et ensuite le public et le privé.

 

Les Multinationales font tout pour retarder au maximum l’entrée du médicament générique en faisant au départ croire que ce sont des médicaments de moindre qualité et ensuite que la distribution ne peut se faire que dans les hôpitaux et non dans les pharmacies

 

Aucune mesure gouvernementale n’incite les médecins à promouvoir les médicaments génériques. Aucun Ministère ne peut expliquer le prix pratiqué à ce jour dans les officines et les structures hospitalières.

 

Le médicament a un prix mondial connu. Est-ce que les Camerounais payent le prix juste ?

 

Pour assurer un développement durable du secteur pharmaceutique au Cameroun (donc mieux contrôlable et gérable) il est essentiel d’avoir un secteur pharmaceutique très fort et surtout un secteur officinal très stable car l’officine est le seul endroit où chaque camerounais peut rencontrer un cadre médical de haut niveau sans prendre un rendez-vous et sans payer les frais de consultation.

 

L’officine est un des indicateurs pour le Ministère de la Santé et le gouvernement en général. Actuellement le système mis en place ne permet pas aux pharmacies privées d’exister pour longtemps et voici pourquoi :

 

La structure d’Etat fait une concurrence farouche aux privés car l’augmentation du chiffre d’affaire n’est pas lié à une augmentation de la population mais plutôt à un développement vertigineux de la vente dans l’informel (voir IB).

Le système de distribution actuel fait  croire aux pharmaciens d’officines que les génériques sont réservés aux hôpitaux et les spécialistes en officine mais on ne précise pas que 95 % des marques à ce jour sont génériquables.

 

Les pharmaciens d’officine sont ainsi privés de génériques qui constituent le véritable blockbuster du médicament à l’heure actuelle.

 

Les grossistes privés qui ont encore la volonté de travailler et peuvent le faire sont bloqués par le ministère qui fait un poids deux mesures.

 

Dans le public la structure d’Etat est confessionnelle. Le Ministère a mis un système allégé pour l’importation des génériques non homologué ; et dans le privé ils ne bénéficient d’aucune exonération donc pas de générique dans le privé.

 

Au niveau des médecins ; l’Ordre n’a jamais pris une position claire et précise concernant l’utilisation des génériques en dénomination commune internationale (DCI) et non en Nom de marque.

 

Les médecins jouent le jeu des Multinationales moyennant des commissions occultes. La conséquence est que les Camerounais se soignent trop cher et continuent à s’appauvrir. La conséquence directe de cette situation est l’abandon des structures hospitalières par les pauvres. Ceux-ci se retournent immédiatement vers les tradipraticiens.

 

Prenons des exemples très importants, en amont le cas du sida. Actuellement au Cameroun il y a environ 200 000 ou 300 000 personnes en attente de traitement. Si l’Etat prend en charge 50.000 personnes les 150 000 autres personnes se retournent vers les tradipraticiens !

 

En aval, le médicament générique pour lutter contre le paludisme représenté au Cameroun par LABOREX d’une part dénommé « ARTECOM » commercialisé en pharmacie au montant de FCFA 4000 et de connivence avec tous les hôpitaux d’Etat dont les médecins en charge perçoivent leurs commissions auprès de LABOREX  sur des Bons de commandes dont le fournisseur est Chinois, qui n’est d’autres parts que le même médicament représenté par des citoyens camerounais dénommé « DIPITRI » commercialisé au montant de FCFA 1975 provenant du même fournisseur avec un prix accessible à la population donc les fonctionnaires véreux du Ministère de la Santé ne cessent de persécuter ces opérateurs économiques parce que de l’autre coté il y a une MAFIA organisée entre LABOREX et ces fonctionnaires.  Ce qui prouve à suffire que les pays du Nord n’a aucune pitié pour ceux du Sud, le Cameroun en particulier.

 

Monsieur le Ministre,

 

Nous espérons qu’au vu de notre analyse vous apporterez une attention très particulière aux problèmes de santé des Camerounais dont des centaines des milliers sont incapables de soigner des maladies mortelles comme le paludisme, le choléra, le VIH/SIDA etc.…

 

Il est fort possible que notre action bien qu’humanitaire et salutaire sera renvoyée pour étude aux fonctionnaires détracteurs des populations inféodés aux multinationales et ne pourrait connaître de suite favorable à  moins que vous n’y veilliez personnellement.

 

Vous en souhaitant bonne réception, recevez Monsieur le Ministre, l’assurance de notre Franche collaboration et celle de notre parfaite considération.

 

Le Président National:

 

Prince Nasser Raoul KEMAJOU

Publié le vendredi 25 avril 2008

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