Aucune mesure gouvernementale n’incite les médecins à promouvoir les médicaments génériques. Aucun Ministère ne peut expliquer le prix pratiqué à ce jour dans les officines et les structures hospitalières.
Le médicament a un prix mondial connu. Est-ce que les Camerounais payent le prix juste ?
Pour assurer un développement durable du secteur pharmaceutique au Cameroun (donc mieux contrôlable et gérable) il est essentiel d’avoir un secteur pharmaceutique très fort et surtout un secteur officinal très stable car l’officine est le seul endroit où chaque camerounais peut rencontrer un cadre médical de haut niveau sans prendre un rendez-vous et sans payer les frais de consultation.
L’officine est un des indicateurs pour le Ministère de la Santé et le gouvernement en général. Actuellement le système mis en place ne permet pas aux pharmacies privées d’exister pour longtemps et voici pourquoi :
La structure d’Etat fait une concurrence farouche aux privés car l’augmentation du chiffre d’affaire n’est pas lié à une augmentation de la population mais plutôt à un développement vertigineux de la vente dans l’informel (voir IB).
Le système de distribution actuel fait croire aux pharmaciens d’officines que les génériques sont réservés aux hôpitaux et les spécialistes en officine mais on ne précise pas que 95 % des marques à ce jour sont génériquables.
Les pharmaciens d’officine sont ainsi privés de génériques qui constituent le véritable blockbuster du médicament à l’heure actuelle.
Les grossistes privés qui ont encore la volonté de travailler et peuvent le faire sont bloqués par le ministère qui fait un poids deux mesures.
Dans le public la structure d’Etat est confessionnelle. Le Ministère a mis un système allégé pour l’importation des génériques non homologué ; et dans le privé ils ne bénéficient d’aucune exonération donc pas de générique dans le privé.
Au niveau des médecins ; l’Ordre n’a jamais pris une position claire et précise concernant l’utilisation des génériques en dénomination commune internationale (DCI) et non en Nom de marque.
Les médecins jouent le jeu des Multinationales moyennant des commissions occultes. La conséquence est que les Camerounais se soignent trop cher et continuent à s’appauvrir. La conséquence directe de cette situation est l’abandon des structures hospitalières par les pauvres. Ceux-ci se retournent immédiatement vers les tradipraticiens.
Prenons des exemples très importants, en amont le cas du sida. Actuellement au Cameroun il y a environ 200 000 ou 300 000 personnes en attente de traitement. Si l’Etat prend en charge 50.000 personnes les 150 000 autres personnes se retournent vers les tradipraticiens !
En aval, le médicament générique pour lutter contre le paludisme représenté au Cameroun par LABOREX d’une part dénommé « ARTECOM » commercialisé en pharmacie au montant de FCFA 4000 et de connivence avec tous les hôpitaux d’Etat dont les médecins en charge perçoivent leurs commissions auprès de LABOREX sur des Bons de commandes dont le fournisseur est Chinois, qui n’est d’autres parts que le même médicament représenté par des citoyens camerounais dénommé « DIPITRI » commercialisé au montant de FCFA 1975 provenant du même fournisseur avec un prix accessible à la population donc les fonctionnaires véreux du Ministère de la Santé ne cessent de persécuter ces opérateurs économiques parce que de l’autre coté il y a une MAFIA organisée entre LABOREX et ces fonctionnaires. Ce qui prouve à suffire que les pays du Nord n’a aucune pitié pour ceux du Sud, le Cameroun en particulier.
Monsieur le Ministre,
Nous espérons qu’au vu de notre analyse vous apporterez une attention très particulière aux problèmes de santé des Camerounais dont des centaines des milliers sont incapables de soigner des maladies mortelles comme le paludisme, le choléra, le VIH/SIDA etc.…
Il est fort possible que notre action bien qu’humanitaire et salutaire sera renvoyée pour étude aux fonctionnaires détracteurs des populations inféodés aux multinationales et ne pourrait connaître de suite favorable à moins que vous n’y veilliez personnellement.
Vous en souhaitant bonne réception, recevez Monsieur le Ministre, l’assurance de notre Franche collaboration et celle de notre parfaite considération.
Le Président National:
Prince Nasser Raoul KEMAJOU