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DE LA NECESSITE DE CONSTRUIRE UN DEUXIEME PONT SUR LE WOURI A DOUALA - CAMEROUN
Lettre au Premier Ministre pour dénoncer la violation des droits de l'homme dans le Wouri
Communiqué de Presse
Information
Lettre au Ministre d'Etat chargé de l'administration territoriale dénonçant l'attitude des Chef SAWA

LETTRE  OUVERTE

 

            Monsieur le Ministre d'Etat,

 

            C'est avec une attention particulière que notre organisation suit l'évolution de la démocratie au  Cameroun.

 

            Mais depuis un certain temps, nous avons observé avec regret l'esprit de déstabilisation de tout bord caractérisé par des manifestations, des motions de soutien par ci et par là, des positions ethniques pouvant créer un désordre dans le pays.

 

            Nous pensons que le Cameroun est un et indivisible et que tout citoyen vivant sur son territoire est citoyen à part entière partout où il se trouve. Notre Hymne National est un exemple édifiant. C'est ainsi que, nous avons plusieurs fois dénoncé le comportement de certains compatriotes SAWA qui risque de développer une haine contre tous les camerounais.

 

            En effet, l'esprit de déstabilisation du socle de l'unité national a été codifié dans le préambule de la fameuse constitution de 1996 sagement manipulé par le Ministre de la Justice de l'époque qui avait réussi à y insérer les termes « Protection des minorités » et « Droits des populations autochtones ».   

 

            Dernièrement il y'a eu une pétition de certains groupes dit SAWA demandant à Monsieur le Président de la République de nommer un SAWA comme Gouverneur dans le Littoral. Cela confirme le rapport de ODHPC qui, plusieurs fois a décrié  les comportements de nos compatriotes, qui continuent à considérer que Douala est un territoire d'Outre Mer. Ce qui veut dire que bientôt ils demanderont leur indépendance manipulée à partir de l'extérieur

 

Tél. : 33 03 73 14 / 703 70 68  Fax : (237) 343-06-26  B.P : 953  Douala-Cameroun  www.odhpc.org  E-mail : info@odhpc.org

Cpte N° 01006411501-92 Afriland first bank Douala AUT: n° 1049/ADD/C/SG/CABI du 29/07/2005

immeuble ex O.N.C.P.B Bonanjo  6e étages

            Nous regrettons le fait que le Gouvernement de la République puisse nommer les commandants d'arme dans leurs villes natales  car cela constitue une menace permanente pour la sécurité des citoyens résidents, nous avons vu dans les années 1992 la marche de ceux qui se disent

Autochtones et qui avait  à leur tête le Colégion de l'époque, nous pensons que le gouvernement devrait prendre des mesures nécessaires pour ne pas être complice de ce fléau comparable à un volcan qui somnole.

 

             On  a vu le fils d'un certain Général tiré à bout portant sur un citoyen de la ville de Douala en plein jour sans faire l'objet d'une  poursuite judiciaire ceci est un exemple patent, plusieurs réunions à caractère tribales se tiennent ces derniers temps dans la même ville en présence de certains membres du gouvernement et des officiers supérieures de l'armée camerounaise. Cet esprit tribal est une menace pour la paix.

 

            Vous devriez remarquer Monsieur le Ministre d'Etat, que dans la ville de Douala il n'y a aucun symbole de la République du Cameroun, même celui du Chef de l'Etat, celui là qui incarne les institutions du Cameroun.

 

            ODHPC pense que l'unité nationale doit être l'expression d'une volonté soutenue par un puissant désir populaire.

 

            Nous souhaitons que l'on dise partout que le Cameroun est un pays qui ne se paie pas de mots. Le Cameroun se fera avec tous les camerounais ou ne se fera pas. Partout où ils se trouvent. En travaillant dans la paix avec détermination et foi.

 

            Il est inadmissible que dans une ville cosmopolite comme Douala sur plus de 3.500.000 habitants moins de 5 % de cette population se lève contre tous, c'est des positions démesurées qui risquerait installer un climat de déstabilisation et de méfiance entre les peuples.

 

            Nous pensons que le souffle puissant de l'unité d'un peuple, partout, a toujours été plus fort que la nostalgie des vieilles maisons et vieilles querelles tribalo-ethnique. Qui, ne calcule pas les conséquences futures.

 

            Nous savons qu' en Afrique, surtout au Cameroun, l'existence des forces politiques divergentes, fondamentalement antagonistes, ne peuvent représenter, dans notre contexte, qu'un élément de désordre et de stagnation, sinon de recul, en ce sens qu'en cristallisant les divisions, ils deviennent nécessairement de sérieuses entraves au progrès et à la paix.

 

            Il va de soi que dans ce contexte on ne peut valablement parler d'intérêt général. La fin de l'action politique devient d'assurer l'hégémonie d'une tribu SAWA  sur les autres ou de servir les ambitions séparatrices de telle ou telle tribu, situation qui, parce qu'elles appellent inéluctablement la création des autres groupes ethniques, créent un état ethnique de division, de lutte d'intrigues si préjudiciable à la consolidation des institutions et au développement du pays. 

 

            Notre devoir citoyen est de dénoncer, d'informer, d'éduquer et de prendre des positions contribuant ainsi au processus démocratique en respectant les institutions républicaines.tout en arbitrant des comportements déviants qui ne garantissent pas l'avenir d'un Cameroun noble et prospère pour des générations d'aujourd'hui et future.

   

 Nous veillons à ce que les droits des citoyens soient respectés  par tous. Eu égard aux problèmes d'actualité sur la polémique de la révision constitutionnelle, ODHPC prévoit et déclare :

 

  • Conscient que rien de durable ne peut s'obtenir sans la paix,
  • Conscient de ce que le Président de la République Son Excellence Paul BIYA, reste pour l'instant l'artisan de cette paix pour notre pays le Cameroun ;
  • Conscient des défaillances dans l'élaboration de la constitution du 18 janvier 1996, relativement à la préservation de la paix dans notre pays ;
  • Qu'une des défaillances reste, le non aménagement du statut des anciens présidents de la République ;
  • Que l'aménagement du statut des anciens présidents de la République permettrait à ces derniers de jouer pleinement leur rôle au conseil constitutionnel, tel que prévu par l'article 51 alinéas 2 de la loi du 18 janvier 1996 ;
  • Que davantage, la limitation du mandat présidentiel ainsi qu'il ressort de l'article 6 alinéas 2 reste  un frein à l'éclosion  démocratique ;
  • Que des exemples récents de la situation vécue ailleurs  dans d'autres patries,  prouvent que la limitation du mandat présidentiel n'est pas un gage de paix, mais peut ouvrir la voie à une anarchie préjudiciable à la stabilité sociale ;
  • Que l'évocation du terme  « protection des minorités et préservations des droits des populations autochtones »  dans le préambule de la constitution dont s'agit, met en cause l'existence même d'une Nation ;
  • Que de plus, la procédure de révision de la constitution issue de la loi N° 96/06 du 18  Janvier 1996, est clairement prévue en son article 63. alinéas 1, 2,3 et 4.

DIT OUI A LA REVISION DE LA LOI  96/06 DU 18 JANVIER 1996 PORTANT CONSTITUTION DU  CAMEROUN.

 

            ODHPC, appelle  tous les partis politiques au respect des règles démocratiques afin de garantir la paix et la stabilité dans notre pays :

 

-         Loi N° 96-06-du 18 Janvier 1996 dans son article 63 Alinéa 1, 2, 3,4

 

-         Loi N° 90/055/ du 19 Décembre 1990 dont le régime des manifestations publiques est fixé par les dispositions de la présente loi.

 

            Tout en vous souhaitant bonne réception,

            Veuillez agréer, Monsieur le Ministre d'Etat, notre parfaite collaboration

Le Président National:

Prince Nasser Raoul KEMAJOU

Publié le mardi 4 mars 2008

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