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RAPPORT DE LA DESCENTE DU 14/08/07 POUR INSPECTION DES ACTIVITES A RISQUE A DOUALA
Nous, Organisation des Droits de l'Homme et de la Protection du Citoyen (ODHPC),
Vu la loi N°98/015 du 14 Juillet 1998 relative aux établissements classés dangereux, insalubres ou incommodes,
Avons effectué une descente au quartier BEPANDA au lieu dit « CASMANDO », où Monsieur TABOUE procède à l'enfûtage du gaz domestique et industriel.
CONSTAT
C'est à 10 heures 30 minutes, que les membres de la mission d'inspection, appuyée par la Délégation Provinciale de l'Environnement et de la Protection de la Nature du Littoral, et conduite par le Président National de ODHPC, Prince Nasser KEMAJOU, arrivent à BEPANDA CASMANDO, plus précisément devant un immeuble de deux niveaux situé au plein cœur de ce quartier grouillant.
Les visiteurs accèdent sans difficulté à la petite cour arrière où des bouteilles de gaz de toutes dimensions et toutes marques confondues sont visiblement logées dans un présentoir à plusieurs compartiments. Les prix affichés vont de 6000 à 18000 FCFA.
Interpellé, le propriétaire des lieux se présente et, après avoir rouspecté en tenant des propos d'intimidation, prend connaissance de l'objet de la descente, à savoir : inspecter ses équipements d'enfûtage de gaz et les conditions de travail y afférentes.
Par la petite porte arrière, nous avons pu accéder au rez de chaussée, qui fait office d'atelier d'enfûtage et de stockage où près de 300 bouteilles chargées et non chargées de diverses dimensions, 12 kg, 18 kg, 25 kg, Texaco, Total, SCTM, ELF GABON sont entassées. Le spectacle est impressionnant et confirme la manipulation de ce produit dangereux dans une agglomération à forte concentration.
Pour clamer son innocence, le responsable du site, TABOUE, évoque un complot organisé contre lui. Se saisissant d'un vieil extincteur il crie à qui veut l'entendre « voici ce que l'on prétend que j'enfûte le gaz avec !!! »
UNE CULPABILITE INCONTESTABLE SOUTENUE
PAR LES POUVOIRS PUBLICS
M.TABOUE qui a réfuté la manipulation du gaz, a cependant déclaré en être distributeur agrée, mais il n'a pu présenter aucun agrément, bien qu'étant à son siège social, c'est-à-dire dans le centre de ses activités.
Pris au dépourvu, il a requis par téléphone l'intervention d'une de ses relations, en la personne de Monsieur ONDOA Cyrille, Officier de police de son état, qui serait en service à la DSP.
Cette intervention ne lui sera d'aucune utilité dans la mesure où le Président de l' l'ODHPC précisera également par téléphone au requis devant le requérant, le rôle de la mission, la dangerosité des activités auxquelles se livre ce dernier qui, au regard de cette précision, a compris que les carottes étaient cuites.
NOS OBSERVATIONS
- Bénéficiant de la complicité de certains agents du maintien de l'ordre, M.TABOUE a été prévenu de notre visite et a pris soin de dissimuler les outils servant à l'enfûtage frauduleux du gaz. Et pour plus de certitude, la porte principale du magasin avait été hermétiquement fermée.
- Des informations recoupées attestent l'enfûtage du gaz au domicile de M. TABOUE, ce qui représente un danger imminent,
- D'autres informations révèlent le caractère récidiviste de Monsieur TABOUE en ce qui concerne la manipulation hors norme du gaz. A cet effet, la chaîne de télévision EQUINOXE, au cours de l'une de ses émissions, l'avait déjà dénoncé comme trafiquant de gaz au risque des vies humaines et au détriment des potentiels consommateurs.
- Ce mercantiliste avoue que faute par lui de verser 500.000 F.CFA comme pot de vin, avait été interpellé, et son magasin, avait été scellé par la brigade de gendarmerie et c'est au niveau du parquet de NDOKOTI qu'il a été libéré.
L'enfûtage du gaz illicite qu'exerce M.TABOUE lui permet de spolier de nombreux camerounais. En chargeant ses bouteilles à moitié, il les replace sur le marché au même prix que les bouteilles dont les prix sont homologués - (Quelle supercherie pour des consommateurs camerounais dont le pouvoir d'achat est presque inexistante).
Ainsi, une bouteille de gaz de 12,5 kg qui coûte 6000 F.CFA à Douala, et sortant du magasin TABOUE ne contient que 6 kg, et coûte le même prix.
Il n'est plus à douter que les populations de Bépanda CASMABDO vivent dans une zone à risque, d'ailleurs certains voisins sont conscients du danger et ont déclaré leur incompétence à faire cesser ces activités organisées et exercées au vu et au su des autorités chargées de la sécurité de leurs vie et de leurs biens.
Plus on expose les personnes en danger, plus on transforme en catastrophe ce que des compatriotes véreux ont créé et entretiennent comme activités, à travers lesquelles, d'autres compatriotes sont spoliés, et l'Etat privé de ses ressources.
CONCLUSION
Vu la loi N° 96/12 du 05 août 1996 portant loi cadre relative à la gestion de l'environnement, dans son article 7, ce type d'activité peut créer des effets préjudiciables pour la santé de l'homme et l'environnement, des activités nocives ainsi que sur les mesures prises pour prévenir et compenser ces effets,
Etant donné que l'enfûtage de gaz tel que pratiqué par le sieur TABOUE, est illicite et surtout que ce dernier triche sur la contenance des bouteilles,
Il est urgent de prendre des mesures conservatoires par la fermeture immédiate du dépôt d'enfûtage frauduleux du gaz ouvert au quartier BEPANDA CASMANDO et exploité par le sieur TABOUE.
Ouvrir une information judiciaire pour tromperie et filouterie à l'encontre de cet homme véreux dont le degré de nuisance n'est plus à démonter.
Il est regrettable que des individus aveuglés par la recherche effrénée du gain ignorent délibérément le degré du danger auquel il s'expose, et qui par ricochet peut embraser tout un quartier. Monsieur TABOUE a-t-il pensé un seul instant qu'une fuite de gaz au moment de l'enfûtage peut provoquer une explosion entraînant ipso facto, la destruction de son immeuble sans compter les vies humaines.
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