L'UNE DES SOLUTIONS NATURELLES CONTRE LE VIH SIDA: AVEC DEUX REMEDES, URINE ET L'EAU
Accueil Plan du site
ODHPC
 
Historique
Statut
Organisation
Droits de L´homme
Nos objectifs
Inscrivez-vous
 
Espace membres
login:
Pass:
 
Actualités:
Alerte climat ! les catastrophes climatiques s'accelèrent‏
IMPACT DES PEINTURES SUR LA SANTE
DE LA NECESSITE DE CONSTRUIRE UN DEUXIEME PONT SUR LE WOURI A DOUALA - CAMEROUN
Lettre au Premier Ministre pour dénoncer la violation des droits de l'homme dans le Wouri
Communiqué de Presse
Information
INSPECTION ENVIRONNEMENTALE DANS LA ZONE BASSA ET GENIE MILITAIRE

INSPECTION  ENVIRONNEMENTALE DANS LA ZONE

  BASSA ET GENIE MILITAIRE - DOUALA

 

Suite à la forte pluie qui s’est abattue sur la ville de Douala dans la nuit du 26 au 27 juin 2007, de nombreux dégâts ont été enregistrés ça et là ; parmi lesquels le glissement de terrain à l’entrée du camp du génie militaire dans la zone de BASSA.

 

Afin d’évaluer l’impact sur le plan environnemental, une mission de l’ODHPC  supervisée par son Président National, Prince Nasser KEMAJOU Raoul, s’est rendue sur les lieux.

 

CONSTAT

 

Nous sommes face à un énorme ravin qui offre un spectacle effarant et désolant ayant à son palmarès l’engloutissement de plusieurs maisons d’habitation spontanées.

 

En effet, la pluie du 26 au 27 juin 2007 a provoqué un important glissement de terrain qui a ramené à une proportion inquiétante les dimensions du ravin susmentionné tant latéralement qu’en profondeur.

 

Comme tant d’autres, ce ravin représente un danger imminent pour les populations et pourrait obstruer la route qui conduit au camp du génie militaire en provenance de NDOKOTI via PK-10.

 

Cette catastrophe a suscité la descente des pouvoirs publics sur les lieux parmi lesquels le Délégué de la Communauté Urbaine de Douala.

 

Au cours de l’inspection, il nous a été rapporté que les populations vivant en aval de ce ravin devenu dépotoir des déchets pour la société HYSACAM, consomment de l’eau qui prend sa source en amont de ce gouffre d’immondices. QUELLE CALAMITE ?

 

Par ailleurs, l’on mentionne que jadis, par souci de stopper le ravinement, plusieurs carcasses de véhicules et autres de diverses catégories ont été enfouies dans le ravin par la société HYSACAM. Comme il fallait s’y attendre, cela s’est avéré de nul effet, puisque l’effondrement s’est poursuivi

 

En effet, le 28 Juin 2007, par un contrôle de routine, nous avons eu la désagréable surprise de constater qu’après cette érosion qui a suscité la présence du Délégué de la Communauté Urbaine de Douala sur les lieux, la société HYSACAM continue à déverser comme par le passé sur ce site déjà hautement pollué par des ordures de toutes sortes et d’origines diverses

 

    La construction d’un centre d’enfouissement technique (C.T.E) est soumise à une étude d’impact environnementale (E.I.E) suivie d’un plan de gestion environnementale (P.G.E)

 

ANALYSE  DE  LA SITUATION

 

Suite à l’effondrement du sol dans la nuit du 26 au 27 juin 2007 provoqué par une forte pluie, notre descente à la zone BASSA à la décharge des déchets située à l’entrée du camp du génie militaire nous pousse à interpeller les pouvoirs publics (Monsieur le Préfet du Wouri) pour des mesures conséquentes à cette situation préjudiciable qui revêt deux volets :

 

I- DANGER DU AUX DECHETS

 

En effet, nous avons été stupéfiés du fait que les autorités de la Communauté Urbaine de Douala n’aient pu évaluer le risque en indiquant ce site à la société HYSACAM comme zone de décharge des déchets sans aucune évaluation d’impact environnemental.

 

Ces déchets dans leur nature, contribuent à plus de 60% à la détérioration de la situation et constituent une menace imminente pour les populations.

 

Pollution de l’environnement signifie dégradation du cadre de vie.

 

Les déchets dont la mauvaise gestion requiert des inquiétudes au sein de notre organisation sont de quatre types

 

-         Les déchets industriels spéciaux (déchets hospitaliers)

-         Les déchets ménagers

-         Autres déchets industriels

-         Les déchets plastiques plus précisément les sachets et les bouteilles en plastique.

 

Au vu de la situation qui prévaut, ces quatre types de déchets sont déversés quotidiennement au lieu dit « Génie Militaire » en plein centre urbain aux fins de freiner la progression du ravin qui regorge des carcasses de véhicules. Comme on le constate, cela n’a pu résoudre le problème, mais a crée par contre un autre plus dangereux si on s’en tient aux multiples maladies résultant de ces déchets pour les populations actuelles et les générations futures.

 

Sans entrer dans les détails et compte tenu de la diversité des déchets déversés au « Génie Militaire »,

 

Sans compter des déchets issus des laboratoires de bactériologie, virologie et parasitologie (pipettes, boîtes de Pétri, flacons de culture, lames et matériels à usage unique en verre ou en plastique, cadavres d'animaux, aiguilles, seringues montées et compresses souillées).

 

Tous ces déchets sont produits en permanence par les différents centres hospitaliers, les laboratoires et les professionnels indépendants exerçant à Douala auxquels s’ajoutent des personnes auto médicalisées, comme les diabétiques ou les personnes atteintes du VIH/SIDA.

II - DANGER   AU  RAVINEMENT

 

Malgré le glissement permanent qui, chaque fois emporte des maisons, les riverains se comportent comme des résignés qui attendent la catastrophe comme des bêtes attachées à l’abattoir. Comment peut on expliquer la dégradation permanente et inquiétante de l’entrée d’un camp militaire et pour comble un site qui regorge de nombreuses habitations ?.

 

Utiliser des carcasses de véhicules et des déchets comme remblai ne saurait être une solution de lutte contre la dégradation du sol puisque ces matériaux de fortune sont détruits par les eaux de pluies qui s’infiltrent dans le sous sol.

 

Les odeurs nauséabondes qui se dégagent du fond justifient que les canalisations des eaux sont inexistantes.

 

Les différents risques auxquels sont exposées les populations vivant tout autour du ravin sont :

 

-         éboulement

-         consommation de l’eau de mauvaise qualité

-         exposition aux maladies respiratoires à cause de l’inhalation des mauvaises odeurs 

 

OBSERVATIONS

 

L’éloignement de la zone de décharge doit être impératif. Avant toute solution possible, le site militaire devrait être sécurisé et non servir de dépotoir car s’il faut des analyses médicales sur tous ceux qui habitent autour du site en question, il serait possible de détecter une contamination à conséquence directe des effets de la pollution de l’environnement en eau, sol et air.

 

En saison sèche, on assiste à la prolifération des mouches et des moustiques qui sont des agents vecteurs de plusieurs maladies.

 

Nul ne peut lutter contre le paludisme dans un environnement non assaini, ce serait plutôt développer le mal

 

CONCLUSION

 

-         fermer systématiquement la décharge des déchets du Génie Militaire et les points d’eau environnant,

-         sensibiliser les riverains sur le risque d’un prochain éboulement

-         prévoir la construction d’un ouvrage pour stopper le ravinement

 

Nous vous remercions de la bienveillante attention que vous voudriez bien accorder à ce rapport qui s’inscrit  dans le cadre des objectifs que nous nous sommes fixés et pour lesquels nous devons vous rendre fidèlement compte en fonction de nos actions sur le terrain.

Publié le mercredi 25 juillet 2007

Siège Social : Immeuble ex O.N.C.P.B Bonanjo 6e  étage  B.P. : 953 Douala - Cameroun
Tél. : (+237) 99 93 27 63 / 77 03 70 68 - Fax : (+237) 33 43 06 26 - www.odhpe.org  E-mail : info@odhpe.org
AUT : N° 10449/ADD/C/SG/CABI du 29/07/2005 - Compte N°: 00002 1006411 501 92 AFRILAND FIRST BANK BONANJO