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RAPPORT D’INSPECTION ENVIRONNEMENTALE
A LA CITE DES PALMIERS ZONE II – MAETUR
BLOC D3 – DOUALA Ve
Dans le cadre de notre mission axée sur la sécurité des personnes et la protection de l’environnement, et en référence à l’article 2 de la loi N° 96/12/ du 05 Août 1996 portant loi cadre relative à la gestion de l’environnement,
Nous, Organisation des Droits de l’Homme et de la Protection du Citoyen (ODHPC), avions effectué le 26/06/2007 une descente sur le terrain à la cité des palmiers au lieu dit « zone II MAETUR–Bloc D3. Arrondissement de Douala Ve.
COMPOSITION DE LA DELEGATION
Cette délégation était composée de :
- Le Président National de ODHPC : Prince Nasser KEMAJOU Raoul,
Commanditaire et superviseur de la mission,
- la Délégation Provinciale de l’Environnement
et de la Protection de la Nature du Littoral
- la Délégation Départementale de l’Environnement
et de la Protection de la Nature du Wouri
- Le Représentant de la MAETUR
(Mission d’Aménagement et d’Equipement des Terrains Urbains et Ruraux)
- LES MEDIAS AUDIO-VISUELS ET PRESSE ECRITE :
CRTV-Douala * Cameroon Tribune * Canal 2 International * TV Max * Equinoxe TV *
STV * Radio véritas * Cauris FM.
- LES HABITANTS DE LA ZONE (05 personnes)
OBJECTIFS :
- Identifier tous les risques : éboulement ou glissement du terrain et inondations.
- Identifier et évaluer les impacts sur l’environnement.
- Recommander les solutions à court et moyen termes.
C O N S T A T
C’est à 10 h 30 que l’équipe de l’ODHPC appuyée par les administrations compétentes et les médias arrivent au Bloc D3 et se trouvent face à un énorme ravin qui obstrue littéralement ce qui servait de servitude aux habitants du coin.
HISTORIQUE DU RAVINEMENT
Le ravin de la cité des palmiers est situé entre les bassins versants du KONDI et celui de BANYA.
Au départ, la MAETUR avait entrepris des grands travaux de Génie Civil qui ont aboutis au lotissement de terrain mis en vente, une partie de cette zone a été occupée par la SIC qui y a aménagé des résidences dont porte le nom du quartier : Cité des Palmiers.
Par soucis d’optimisation des lotissements, la MAETUR a procédé à un remblai à côté d’un bas fond celui-ci devant servir suivant les déclarations du représentant de la MAETUR, de bassin de collecte des eaux municipales.
Cet ouvrage n’a pas été construit. Ce bas fond a été occupé par une forte densité de la population.
DESCRIPTION DU SITE ACTUEL
Depuis 1991, l’effet conjoint de la forte pression démographique et l’absence d’un réseau d’assainissement urbain viable, constitue la cause de l’érosion du remblai par les eaux municipales. Cet impact d’importance majeure accentue le ravinement, toutes les saisons de pluies.
Les odeurs nauséabondes qui se dégagent du bas fond sont une preuve que les canalisations d’effluents liquides sont défectueuses.
Les murs des maisons situées tout le long de la chaussée qui dessert les quartiers MBEDI et MAKEPE présentent des craquelures, prouvent que le sol et le sous-sol sont attaqués par l’érosion, et par conséquent les ressources en eaux souterraines sont exposées à la pollution.
Les différents risques auxquels sont exposées les populations vivant tout autour du ravin sont :
- écoulement ou glissement de terrain
- inondations
- consommation de l’eau de mauvaise qualité
- exposition aux maladies infectieuses à cause de l’inhalation des mauvaises odeurs.
Certains riverains déclarent avoir été dupés par la MAETUR qui leur aurait vendu des terrains mal remblayés qui, au vu de la situation actuelle, laissent entrevoir à certains niveaux souterrains des couches de débris des métaux qui auraient servi de remblai.
Toutefois, au cours de notre descente, le responsable de la MAETUR invité sur les lieux a laissé entendre que leur mission consistait à vendre les terrains et que les travaux d’entretien relevaient de la compétence de la CUD. Ce dernier ne confirme pas le plan de viabilisation en ce qui concerne le traitement des eaux usées et les eaux de pluies et encore moins où l’ouvrage de rejet avait son point de chute ; certainement dans la nature et sur un terrain privé inoccupé à l’époque. Comment une société à vocation d’aménager les terrains et de les équiper ne pouvait-elle prévoir la rapidité de l’accroissement démographique de la zone ?
Par ailleurs, un riverain n’a trouvé pour lieu de vidange que le ravin où sont orientés les tuyaux de sa fosse d’aisance, ainsi les ruissellements dégageant une forte odeur nauséabonde rendent l’accessibilité des lieux impossible pour les non initiés.
CONCLUSIONS
Compte tenu de ce qui précède, nous avons délimité la zone en question, à l’aide d’une bande signalétique.
Attendu que gérer c’est prévoir, et qu’il y’a lieu d’anticiper sur les évènements que de les subir,
Nous prions Monsieur le Préfet du Département du Wouri de bien vouloir faire prendre des mesures urgentes et conséquentes afin de sécuriser les habitants menacés par les ravinements caractérisés par l’érosion progressive du sol aux endroits décriés ci-dessus :
- sensibiliser les riverains sur le risque d’un prochain éboulement
- prévoir la construction d’un ouvrage pour stopper le ravinement
Nous vous remercions de la bienveillante attention que vous voudriez bien accorder à ce rapport et des instructions qu’il vous plaira de donner pour finaliser les rapports des commissions mises en place pour les ravins de – BONAMOUSSADI cité KOTTO et GUINNESS – Zone Bassa, avant que le pire ne se produise.
Considération très distinguée.
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