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RAPPORT SUR L'ENVIRONNEMENT AU QUARTIER
KOTTO BLOC J – ARRONDISSEMENT DE DOUALA Ve
Dans le cadre de notre mission axée sur la sécurité des personnes et la protection de l'environnement, et en référence aux articles 1 et 2 de la loi N° 96/12/ du 05 Août 1996 portant loi cadre relative à la gestion de l'environnement,
Nous, Organisation des Droits de l'Homme et de la Protection du Citoyen (ODHPC), avions effectué le 19/02/2007 une descente sur le terrain au quartier KOTTO – Bloc J situé à 500 mètres de la grande mosquée de BONAMOUSSADI – Arrondissement de Douala Ve .
C O N S T A T
C'est à 10 h 30 que l'équipe de ODHPC appuyée par les pouvoirs publics et les médias arrivent au quartier KOTTO – Bloc J pour constater un gigantesque ravin d'une profondeur d'environ 30 mètres, et dont les dimensions s'étendraient sur plus de 40 et 60 mètres créé par l'incivisme de certains citoyens.
Ce ravin a absorbé une bonne partie du terrain du quartier suscité et menace de diviser en deux la route non bitumée reliant la cité KOTTO à BONAMOuSSADI (du côté de la grande mosquée).
Le reste de ces 03 buses de canalisations endommagées, qui drainaient les eaux usées et pluviales provenant de la cité KOTTO sont à peine visibles et laissent entrevoir un travail inachevé qui avait été conçu et bâclé sans aucune étude d'impact environnementale.
Les carcasses des voitures entreposées par des âmes charitables tout au long du lieu sinistré en guise de palliatifs ne peuvent prévenir un danger car au moindre coup de vent elles se retrouveraient au fond du précipice. Et c'est lorsqu'on aura enregistré des dégâts importants à cet endroit que les pouvoirs publics pourraient sortir de leur inertie pour déplorer les dégâts alors qu'il est temps d'y remédier.
Du côté où vivent les populations, et où évolue dangereusement la dégradation du sol, aucune mesure de sécurité, ni de signalisation n'a été envisagée alors que les habitants du coin utilisent une piste longeant le ravin sur une distance de près de 30 m, ce qui constitue un danger en cas de glissade ou de glissement du terrain.
Ce gigantesque ravin d'où se dégagent de fortes odeurs nauséabondes est également utilisé comme site de vidange par « un pollueur » répondant au nom de MONKAM qui ne se soucie nullement des vies de ses semblables.
Par ailleurs, non loin du ravin, de nombreuses bobonnes de gaz sont entreposées et d'autres enfouies dans le sol.
DE LA GENESE DU RAVIN
Les informations recueillies sur place révèlent :
- que le ravin de KOTTO – BLOC J est né suite à l'effondrement du terminal des canalisations souterraines des eaux usées et pluviales provenant de la cité KOTTO construites par la MAETUR.
- que la construction de ce terminal remontant à 1996/97 aurait été réalisée avec du matériel inapproprié en l'occurrence des troncs d'arbres en guise de soutènement
- que le gros œuvre aurait lâché bien avant la livraison effective du chantier, mais le soumissionnaire aurait usé du subterfuge pour masquer son mauvais travail qui, bien que décrié à l'époque par certains habitants avertis, n'avait pas empêché la réception du chantier miné par la MAETUR.
- qu'à partir du moment où l'effondrement qui était prévisible s'était signalé, les habitants visés auraient attiré l'attention de qui de droit, malheureusement aucune disposition sécuritaire n'a été prise.
NOS OBSERVATIONS
Aujourd'hui, le danger est là et nombreux sont ceux qui paieront les frais des actes anti-citoyens de certaines sociétés qui méprisent les vies humaines en favorisant un capitalisme à outrance
Si l'effondrement du terrain s'est aggravé au cours des dernières pluies. Il est certain que les prochaines pluies vont parachever la coupure de la route, causant ainsi un préjudice énorme aux nombreux opérateurs économiques dont les activités seront paralysées alors que l'Etat a le devoir et l'obligation de sécuriser les citoyens dans leur vie et leurs biens.
Le ravin de KOTTO Bloc J constitue un grave danger pour les citoyens dont les plus touchés actuellement sont les riverains qui vivent dans une insécurité totale et dans une atmosphère fortement polluée par les eaux usées accentuées par les produits toxiques provenant des vidanges susmentionnées.
LE SITE DE POLLUTION QU'ALIMENTENT LES EAUX
USEES DE LA CITE KOTTO
En effet, les conséquences de ce ravinement sont incalculables. Les eaux ainsi polluées attaquent et détruisent en aval la végétation tout en véhiculant de nombreuses maladies.
ODHPC, dont la mission consiste à dénoncer toute situation qui porte atteinte à l'environnement, avait stigmatisé en Mars 2006 la dégradation du sol dans la zone Bassa/Est générée par les eaux usées et les déchets des sociétés CICAM et GUINNESS.
Malgré cette dénonciation à caractère humanitaire, cette situation perdure et continue de menacer la vie de nombreux riverains. Toutefois, à la suite de notre descente sur les lieux, une commission mixte avait été créée et son rapport ne serait toujours pas disponible.
Une fois encore, nous pensons q'une autre commission mixte « KOTTO Bloc J» sera créée et qu'elle s'occupera réellement à trouver dans les meilleurs délais des solutions viables afin de protéger les vies des populations avoisinantes.
CONSEQUENCES
Les conséquences qu'engendre ce ravin crée par les eaux usées et pluviales de la cité KOTTO gérée par la Société Immobilière du Cameroun sont multiples et interpellent les pouvoirs publics pour des mesures sécuritaires urgentes. A propos de ces conséquences, nous pouvons citer :
- la route non bitumée reliant la cité KOTTO à BONAMOUSSADI est en voie d'être coupée en deux. Elle ne survivra pas aux prochaines pluies
- les propriétaires des lotissements attenant au ravin ont purement et simplement abandonné les terrains qu'ils avaient financièrement acquis.
- les autres riverains défient le danger en restant sur place et supportent bon gré mal gré les odeurs nauséabondes qui proviennent du gouffre et qui affectent leurs vies.
- le danger plane sur tous ceux qui utilisent la piste qui de l'intérieur sillonne le ravin sur une longueur de près de 25 m. En cas de glissade ou de glissement de terrain, l'impossible serait entrain de se faire et le miracle ne serait plus possible.
EN CONCLUSION
Conscient que gérer c'est prévoir, donc anticiper sur les évènements et non les subir, ODHPC, demande qu'il plaise à Monsieur le Préfet du Wouri, de faire prendre des mesures urgentes pour sécuriser la vie des citoyens concernés et d'éventuels usagers de la route attaquée par l'érosion en déclarant la zone objet de notre rapport « zone à risque ». et de ce fait :
- interdire la circulation des camions de plus de 2 tonnes sur la route non bitumée reliant la cité KOTTO à BONAMOUSSADI (grande mosquée)
- faire baliser sur une largeur considérable le côté où sont entreposées les carcasses des voitures ainsi que la piste longeant le ravin, et que les habitants utilisent pour sortir et/ou entrer
- sommer le vidangeur à trouver un autre site que le ravin ceci sur procès verbal selon les règlementations en vigueur par les services en charge de l'environnement et de la protection de la nature conjointement avec l'agricultures dans le département
- demander à la MAETUR la réhabilitation immédiate des espaces verts qui étaient prévus sur le long des boulevards ; exemple le grand boulevard après rond point Bonamoussadi à gauche les arbres étaient prévus pour le bien être de la population etc. ..
- interpeller les sociétés MAETUR et SIC en faisant ouvrir une enquête afin d'établir les responsabilités des uns et des autres au niveau de l'exécution des travaux objet de notre rapport.
- mettre sur pied une vraie commission mixte contrairement aux commissions de diversion usant des manœuvres dilatoires.
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