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| Emeute du 25 AU 29 FEVRIER 2008 |
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RAPPORT DE ODHPC SUR LES EMEUTES AU CAMEROUN DU 25 AU 29 FEVRIER 2008
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RAPPORT DE ODHPC SUR LES EMEUTES AU CAMEROUN DU 25 AU 29 FEVRIER 2008
Samedi le 23 février 2008, la ville de Douala a connu une insurrection au niveau du Rond Point du quartier Madagascar et village aux environs de 17 heures 15 minutes et provoqué par les gendarmes qui ont lancé du gaz lacrymogène et le camion lance eau sur les populations parce que semble – il une réunion était prévue à cette endroit par un parti politique coordonné par un de leurs Députés.
Cette situation va dégénérer le lundi 25 Février 2008 dans toute la ville de Douala, Yaoundé et bien d´autres villes du Cameroun qui ont traversé des périodes très difficiles, une grève de transport qui s´est transformée en une insurrection populaire pouvant déstabiliser le pays tout entier en violation des droits de l´homme de part et d´autre du coté des assaillants comme du coté des forces de sécurité qui a occasionné des pertes en vie humaine,matérielles et financières pouvant se chiffrer à plus de 100 milliards de FCFA dans les 6 provinces qui ont été sérieusement atteintes par ce mouvement sans oublier les recettes portuaires qui se chiffrent à plus de 35milliards soit 5milliards de perte par jour pour notre économie.
I) LE BILAN PROVISOIRE DES PERTES EN VIE HUMAINE DANS
LES DIFFERENTES VILLES EST :
Dans la Ville de DOUALA selon nos Enquêtes on dénombre plus de 27 morts dans des différents endroits donc nous les citons : Zone Nylon, Madagascar, village, bassa, PK8, Total Nyalla, carrefour SCDP, Lycée de Deido, Bonabéri dans plusieurs places, d´autres sont morts par noyade dans le fleuve Wouri en ce moment précis nous enregistrons plusieurs blessés par balles réelles.
Certaines villes dans le pays ont enregistré plusieurs pertes en vie humaine telles que : JOMBE 04 morts, LOUM et PENJA 08 morts, BAFOUSSAM 04 morts, BAMENDA 08 morts, KUMBO 03 morts, KUMBA 03 morts, BUEA 06 morts, MUNYA 02 morts, DSHANG 03 morts, MBOUDA, YAOUNDE 5 morts BAFANG 02 morts et bien d´autres villes que nous aurons des informations dans les prochains jours. Pour le moment on estime le nombre de mort non exhaustif à 75 morts.
II) LE BILAN PARTIEL DES PERTES EN INFRASTRUCTURE
PUBLIQUES ET PRIVEES
1) DOUALA
- SIDEM selon son directeur les pertes sont de 2, 5 milliards FCFA soit 45% de matériel roulant
- CELLERY selon son directeur les pertes sont de 2 milliards FCFA soit 95% matériel roulant et 100% en immobilier
- EMICO selon son directeur les pertes sont de 40 millions FCFA
- Les stations services : TRADEX, MOBIL, TEXACO, TOTAL, 60% immobilier
- SOUS PREFECTURE DE DOUALA Ve
- MAIRIE DE DOUALA Ve 100% immobilier
- COMMISSARIAT DOUALA Ve 100% immobilier
- CENTRE DES IMPOTS DOUALA Ve 100% immobilier
- Les quincailleries : SOREPCO, Groupe FOKOU, QUIFEUROU…. Pillage à 100% sur l´axe lourd et Madagascar
- PLUSIEURS CENTRES D´IMPOT
- Plusieurs magasins
- Plusieurs Véhicules
2) TIKO DELMONTHE pillé à 50%
3) BAFANG MAISON DE PARTI DE BAFANG Incendiée
4) MAMBO Source TANGUI à MAMBO pillé à 50%
5) KUMBA- BRASSERIE Trésor, Commissariat entièrement détruits
III) CE QUI FAVORISE L´INSTABILITE AU CAMEROUN :
Il existe des banques et des établissements financiers qui favorisent le blanchissement de l´argent sale, le Gouvernement devrait prendre des dispositions légales afin de mieux contrôler le circuit de blanchissement de cet argent dans nos banques où les transactions se font souvent sans ouverture de compte, cela veut dire que les dépôts sont effectués dans des coffres forts en location dans ces banques.
Ces dépôts peuvent servir aux financements des réseaux terroristes, et peuvent déstabiliser l´armée et les institutions. Même si le calme revient au Cameroun aujourd´hui ce n´est que partie remise.
Le pouvoir central est mal renseigné et mal conseillé surtout à cause du manque de collaboration et de coopération avec les associations citoyennes et patriotiques qui pourtant devraient servir le Gouvernement comme banque d´équilibre des données, car dans toute démocratie moderne, le rôle des ONG (Organisation Non Gouvernementale) est capitale pour servir d´équilibre entre les pouvoirs publics et les citoyens.
IV) ANALYSE DES FAITS :
ODHPC, a vécu le problème de bout en bout, qui selon notre avis cette grève des transporteurs a servi d´alibi dans plusieurs domaines tels que la politique vu le problème de la révision de la constitution, le problème social avec la vie trop chère et la précarité des jeunes qui vivent dans la misère et l´injustice. Cette insurrection populaire ressemble à celui de 1917 en UNION SOVIETIQUE d´où il y avait une crise politique et sociale et tout le peuple s´est révolté accompagné d´un arrêt d´activité général d´où le régime marxiste de LENINE a cédé le pouvoir à STALINE le communiste.
Nous avons remarqué que plusieurs assaillants étaient des étrangers qui, malheureusement ont rencontrés des jeunes camerounais sans emplois vivant dans la misère totale qui se sont fait entraîner dans un mouvement de la révolution sans un meneur identifiable.
La question que nous nous posons est celle de savoir d´où venait le financement ?
N´est-il pas le fruit des fonds de détournements publics qui sont déjà mis en mouvement pour le recrutement des mercenaires venant des pays voisins.
Plusieurs lieux de détention nous ont été signalés tels que : la police judiciaire, la base navale de Douala, la gendarmerie de MBOPPI, le GMI N°2 de Douala, Yaoundé, on nous signale que plus de 800 personnes ont été séquestrées par, la police et la gendarmerie, leur condition de vie en détention étant déplorables.
V) ACTION DE PAIX DE ODHPC
Au cours de ces évènements malheureux l´ODHPC a fait une proposition à Monsieur le Préfet du département du Wouri en date du 26 Février 2008 afin de mettre en place un plan d´apaisement qui devait être appuyé par les médias, nous saluons cette franche collaboration de Monsieur le Préfet qui a su nous écouter et faire intervenir les sociétés civiles et des hommes religieux qui aujourd´hui est concluante pour cette paix
Nous dénonçons la violation flagrante des droits de l´homme, et avons observé des Morts suite à des bales réelles, des tortures et des traitements cruels, inhumains et dégradants surtout qu´il s´agissait des Jeunes âgés de 15 à 26 ans Filles et Garçons.
VI) LE MOBIL DE LA VIOLENCE :
Au vu de ce que ODHPC a suivi et vécu, la grève des transporteurs suite à la hausse du prix des hydrocarbures de façon exponentielle a servi d´alibi à plusieurs réclamations telles que : le coût de vie trop élevé notamment les denrées de première nécessité (riz, sucre, sel, farine, lait, savon…), le chômage, la corruption, le favoritisme, le tribalisme, le projet de modification de la constitution, le manque du plan d´insertion des jeunes diplômés et autres dans une activité d´occupation, etc.…
Il est à souligner que le recrutement depuis vingt ans au sein de l´armée et de la police est éminemment caractérisé par le tribalisme ce qui constitue un danger permanant pour nos institutions dont le Chef de l´Etat est le garant, d´ailleurs le fait de barrer la route de Yaoundé – Bafoussam au niveau de Makénéné par les forces de l´ordre pendant la période des émeutes dont on ignore la provenance de cet ordre est un exemple patent, nous nous posons la question de savoir si cet agissement n´est pas le désir de vouloir créer un Etat dans un autre ?
VII) AGISSANT DANS LE CADRE DE LA DEFENSE DES DROITS DE L´HOMME, ODHPC DENONCE
Nous, ODHPC, dénonçons et condamnons les actes de vandalisme enregistrés à cause du manque d´éducation civique et morale de ces jeunes.
Nous condamnons également avec notre dernière énergie la bavure des forces de l´ordre qui ont tirés, blessés et tués des jeunes enfants et le mauvais traitement à l´administré pendant leur détention et ceci en violation flagrante de la loi N°90/054 du 19 Décembre 1990
Nous constatons la violation flagrante des dispositions de l´article 25 alinéa1 de la Déclaration Universelle des Droits de l´Homme et ratifiées par le Cameroun qui stipule que :
« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, ou dans les autres cas des pertes de ses moyens de substance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. »
Que le préambule de la même déclaration renchérie en disant ceci :
« Considérant qu´il est essentiel que les droits de L´homme soient protégés par un régime de droit pour que L´homme ne soit pas contraint en suprême recours à la révolte et la barbarie , seul expression contre la Tyrannie, l´oppression et le manque de dialogue. »
VI) PROPOSITION DE ODHPC
ODHPC, demande au Gouvernement de la République que la cause retenue contre tous ceux qui ont été interpellés pendant les émeutes soit rendue équitablement et au respect de la loi . Conformément à l´article 37 du Code de Procédure Pénale qui stipule expressément ce qui suit : Toute personne arrêtée bénéficie de toutes les facilités raisonnables en vue d´entrer en contact avec sa famille, de constituer un conseil, de rechercher les moyens pour assurer sa défense, de consulter un médecin et recevoir des soins médicaux, et de prendre les dispositions nécessaires à l´effet d´obtenir une caution ou sa mise en liberté.
Outre l´Article 8 du même Code sur la présomption d´innocence : Toute personne suspectée d´avoir commis une infraction est présumée innocente jusqu´à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d´un procès où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui seront assurées.
ODHPC, demande également au Gouvernement de la République la mise en place d´un comité national afin d´évaluer les pertes subies par les opérateurs économiques nationaux et étrangers, conscient que l´Etat est responsable de la protection des biens et des personnes donc il doit assumer ses responsabilités afin de réparer les préjudices infligés à ces opérateurs.
Nous convions Monsieur le Chef de L´Etat à un dialogue social avec les tendances Civiles et politiques pour mettre fin à cette gangrène qui ronge notre pays.
Fait à Douala le 29 Février 2008
Le Président National:
Prince Nasser Raoul KEMAJOU |
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